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la contre-guérilla française (1862-1867)
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Hermann


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PostPosted: Fri 2 Nov - 19:06 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Voici un travail sommaire concernant 14 officiers d’infanterie ou de cavalerie de la contre-guérilla française au Mexique (1862-1867). Cette liste n’est pas exhaustive et il est bienvenu de la compléter. Ce corps d’irréguliers a varié dans sa composition et ses effectifs au cours de ses cinq ans d’existence mais sa mission est toujours resté la même : combattre l’ennemi sur son terrain, avec ses propres armes et en n’hésitant pas à utiliser les mêmes moyens que lui. L’objectif n’étant pas de faire une guerre propre mais de se montrer efficace. La contre-guérilla comptait en mars 1863, 70 fantassins et 80 cavaliers. En juin 1864, elle comprend 2 escadrons de cavalerie (260 cavaliers), 2 compagnies d’infanterie (290 hommes), 1 section d’artillerie composé de 2 pièces et d’une ambulance de campagne. La troupe était composé à ses débuts d’aventuriers de toutes nationalités puisque l’on a compté jusqu’à 22 nationalités différentes : français, grecs, espagnols, mexicains, américains du nord et du sud, anglais, piémontais, napolitains, hollandais, suisses… La solde élevé a rapidement attiré des soldats libérés de leurs obligations et les meilleurs éléments de l’armée française séduits par cette vie d’aventurier. Les officiers ne sont pas en reste. La plupart sont issus des troupes d’Afrique que ce soit pour l’infanterie (2e et 3e zouaves) aussi bien que pour la cavalerie (1er et 3e régiment de chasseurs d’Afrique), troupes qui ont combattus sur tout les théâtres d’opérations dans les années 1850-1860. Certains comme Du Pin ou Galliffet sont des officiers d’exception dont le parcours atypique les font apparaître parmi les militaires les plus emblématiques de notre Histoire.

-    « chef de bande » De Stoecklin (Charles Edouard Eugène) (1834, Fribourg – 1863, Jatilpan)
Ingénieur civil de l'Ecole Centrale de Paris, Stoecklin s’embarque pour le Mexique et constitue dès les premiers mois de 1862 un corps de volontaires, avec l’aval des autorités françaises pour sécuriser les abords de Vera Cruz. Stoecklin s’est improvisé en chef de bandes avec beaucoup de courage et d’esprit d’initiative mais la personnalité des hommes qu’il commandait, aventuriers de toutes origines sociales ou géographiques ne s’accordait plus de son manque d’expérience militaire et ses mauvaises relations avec les officiers français. Compromis dans son autorité par quelques affaires malheureuses, il offrit sa démission et il se voit remplacer par Du Pin. Pour ses services, cet ingénieur a reçu la croix de chevalier de la LH. Chef de guerre improvisé, Stoecklin devait finir tragiquement. Surpris avec 25 hommes par 200 guérilleros à Jatilpan le 6 août 1863, il tombe de cheval et péri haché de coups de machettes.

-    Colonel Du Pin (1814, Lasgraisse – 1868, Montpellier)
Personnalité bien connu, complexe et  controversée, j’en (ou quelqu’un d’autre) ferai une description plus complète ultérieurement.

-    Capitaine Du Vallon (Camille Calixte Charles) (1835-1864)
Du Vallon est élève à l’école spéciale militaire de 1854 à 1856. Lieutenant en second  au 3e régiment de chasseurs d’Afrique de Constantine  à partir du 7 novembre 1858, il est promu capitaine le 11 décembre 1861 puis est fait chevalier de la LH le 18 mai 1863 devant Puebla. Capitaine en premier dans la cavalerie de la contre-guérilla, il est mortellement blessé de deux balles dans la poitrine au combat de San Antonio le 18 avril 1864 en menant la charge d’un escadron. Il est fait officier de la LH. Kératry a décrit sa triste fin : « aux deux balles qui lui avaient troué de part en part la poitrine s’était jointe la dysenterie. Il fut embarqué sur le Dryade pour retourner en Europe. Son départ de Tampico, ou pendant son cours commandement supérieur son caractère lui avait concilié l’estime générale, fut accompagné de vifs regrets. Quand on le transporta sur le fleuve, il n’était déjà plus que l’ombre de lui-même. Malgré les soins qui lui furent prodigués par les officiers de marine pendant la traversée, malgré sa mâle énergie, la fièvre l’emporta. Il mourut à la hauteur de la Havane. »

-    Capitaine Ney d’Elchingen (Michel) (1835, Paris – 1881, Fontenay-aux-Roses)
Engagé volontaire au 7e dragons le 4 août 1852, il est envoyé en Crimée en 1854. Promu sous-lieutenant au 7e chasseurs le 19 décembre 1854, il passe quatre années en Afrique dans les rangs du 1er régiment de chasseurs d’Afrique avant de revenir se battre lors de la campagne d’Italie avec ce même régiment au cours de laquelle il est promu lieutenant. Il est envoyé en Afrique en 1859-1860, puis en Syrie en 1860-1861, de nouveau en Afrique en 1861-1862. Il embarque pour le Mexique le 21 janvier 1862. Il prend le commandement par intérim de la contre-guérilla des terres chaudes du 9 mars 1865 au 22 décembre 1865. Il est chargé d’enquêter sur les crimes supposés de Du Pin et réhabilite son prédécesseur. Le 8 juin 1865, il mène la charge du 1er escadron de contre-guérilla contre le régiment de lancier de Mexico au rancho de la Hierba-Buena. 1865 Le 13 août 1865, il est promu chef d’escadron. Il quitte le Mexique le 17 mars 1867. Nommé lieutenant-colonel du 7e dragons le 22 décembre 1868, il est promu colonel du 3e dragons au cours de la guerre de 1870. Nommé en 1875 général de division, il commande la cavalerie du 4e corps et en 1877 la troisième division de cuirassiers à Senlis.

-    Lieutenant-colonel De Galliffet (Gaston Alexandre Auguste) (1831, Paris – 1909, Paris)
Après de médiocres études et un baccalauréat de lettres obtenu en 1846, il s'engage le 18 avril 1848 au 1er hussard. Muté au 10e chasseurs à cheval l’année suivante, il accède à l’épaulette le 30 décembre 1853. Transféré aux guides de la garde, il est envoyé en Crimée en 1854-1855. Lieutenant en 1857, il est muté au 2e spahis en 1858. Brièvement envoyé en Afrique en 1859, il revient en France pour participer à la campagne d’Italie. Capitaine en 1860, il est mis à la disposition du commandant en chef de l’expédition du Mexique le 31 décembre 1862. Il est blessé grièvement au siège de Puebla le 19 avril 1863 et portera désormais une plaque d'argent au ventre. C'est lui qui ramène en France les drapeaux pris à l'ennemi. Chef d'escadrons le 24 juillet 1863 au 1er  hussards il est promu officier de la Légion d'honneur. Il est promu au grade de lieutenant-colonel le 17 juin 1865 au 6e hussards puis au 12e régiment de chasseurs à cheval le 14 août 1866. Rétabli de sa blessure, il retourne au Mexique et remplace à la tête de la contre-guérilla française le colonel du Pin en septembre 1866 après avoir activement contribué à évincer son prédécesseur. Plusieurs officiers de la contre-guérilla, par solidarité avec leur ancien chef démissionnent. Il est cité une nouvelle fois à l'ordre du corps expéditionnaire le 24 février 1867, pour avoir donné une impulsion ferme et intelligente à toutes les opérations de la contre-guérilla et avoir conduit l'affaire de Medellin le 7 janvier 1867 avec un coup d'œil et une vigueur remarquables. Galliffet est promu au grade de colonel le 14 août 1867 au 3e régiment de chasseurs d'Afrique, puis il est admis en 1ère section des officiers généraux avec le grade de général de brigade le 30 août 1870. Lors de la guerre de 1870, il commande la brigade de chasseurs à cheval qui charge à Sedan et est fait prisonnier. De retour en France à l'issue de sa captivité, il commande la 1ère brigade de cavalerie du 1er corps de l'armée de Versailles et participe aux opérations contre la commune où il se distingue par sa férocité et sa cruauté au point d’y gagner le sinistre surnom de « marquis aux talons rouges. » Général de division en 1875, il est fait Grand Croix de la LH en 1887. Il prend sa retraite en 1895. Ministre de la guerre en 1900, il reprend en main l'armée secouée par l'affaire Dreyfus, il rétablit la suprématie du pouvoir politique sur les nominations des hauts emplois militaires.

-    Capitaine Isabey (Alphonse Pierre Antoine Marie)
Lieutenant en second en 1864 au 1er Régiment de chasseurs d’Afrique et titulaire de la LH, Isabey est détaché à la contre-guérilla française et promu capitaine. Il dirige en 1864, un raid avec les escadrons de cavalerie couronné de succès pour reprendre deux canons à la guérilla. Dix prisonniers sont exécutés mais 2 hommes se noient au cours de la traversée d’une rivière.

-    Capitaine De Kératry (Emile Marie) (1832, Paris – 1904, Paris)
Engagé volontaire au 1er chasseurs d’Afrique le 30 septembre 1854, il est envoyé en Crimée l’année suivante où il gagne successivement ses galons de brigadier.  Promu maréchal-des-logis en 1856, il passe ensuite au 1er spahis puis dans différents régiments de cuirassiers. Il accède à l’épaulette en 1859 et est transféré au 5e lanciers. Muté au 3e régiment de chasseurs d’Afrique le 5 juin 1861, il embarque pour le Mexique en septembre. Il est fait chevalier de la LH le 14 août 1863. Détaché dans la contre-guérilla par décret du général en chef du 27 juillet 1864 avec le grade de capitaine, il commande par la suite en chef le second escadron de cavalerie. Il démissionne de l’armée le 3 mai 1865 pour se consacrer à une carrière d’homme politique et d’homme de lettres. Il est l’auteur en 1866 de l’ouvrage la contre-guérilla française au Mexique relatant ses aventure dans le fameux corps irrégulier de Du Pin.

-    Lieutenant Dumont
Officier plein d’allant du 1er escadron, il se signale à plusieurs reprises lors de reconnaissances. Il disparait au cours de l’une d’elle en 1865.

-    Lieutenant De Golstein (Frédéric  Alexandre Charles Marie) (1836, Bruxelles – 1894)
De Golstein a contracté un engagement volontaire le 20 novembre 1854 au 1er régiment de carabiniers. Eléve l’année suivante à l’école spéciale militaire, il est promu sous-lieutenant en 1856 au 16e bataillon de chasseurs à pied. Il est par la suite envoyé en Syrie en 1860. Lieutenant en 1861 au 20e bataillon de chasseurs à pied, il est brièvement envoyé en Italie de février à juin 1862 avant de s’embarquer le mois suivant pour le Mexique où il est détaché à la contre-guérilla. Il est nommé chevalier de la LH le 15 août 1865. Il quitte le Mexique en mars 1866 et est promu peu après capitaine au 9e bataillon de chasseurs avec lequel il part en Afrique en 1868-189. Il participe à la guerre de 1870 dans les rangs du bataillon de chasseurs à pied de la garde avant de terminer celle-ci dans les rangs du 22e bataillon. En 1877, il est promu chef de bataillon dans le 11e régiment d’infanterie de ligne. Il est promu officier de la LH le 27 décembre 1884 alors qu’il sert au 91e régiment d’infanterie. Il prend sa retraite en 1886 et se retire à Versailles.

-    Sous-lieutenant Chapelle
Officier détaché du 1er régiment de chasseurs d’Afrique.

-    Sous-lieutenant Perret (Eugène Emile Edouard) (1839, Chalampé - 1899)
Le sous-lieutenant Perret issu du 3e régiment de Zouaves fait partie de l’infanterie de la contre-guérilla. Il est blessé d’un coup de feu à la hanche au combat de San Antonio.

-    Sous-lieutenant Prieur (Georges Emmanuel Gaston) (1842, Châtellerault – 1883)
Engagé volontaire au 19ème régiment d’infanterie en 1859 où il passe sous-officier en 1861. Il fait partie du corps d’occupation de Rome en 1860-1861. Renvoyé par anticipation, il se réengage au 3e régiment de Zouaves le 4 novembre 1861 et part en Algérie. Sergent en 1862, il embarque pour le Mexique où il est détaché comme sous-lieutenant dans l’infanterie de la contre-guérilla le 1er novembre 1864. Perret est décoré de la médaille militaire le 30 décembre 1864. Il est grièvement blessé en montant à l’assaut du village de San Antonio d’un coup de feu au bassin et d’un autre qui lui fracture la cuisse droite. Kératry évoque la blessure de ce jeune officier « le sous-lieutenant Prieur (…) s’affaissa, la jambe gauche brisée et les reins déchirés, sans qu’on put l’emporter ; pendant trois heures il resta sur le sol, sous un ciel brulant ».Il quitte le Mexique à destination de l’Algérie le 24 novembre 1865. Le 27 mai 1866, il passe au 1er régiment de tirailleurs puis est fait chevalier de la LH le 28 décembre 1867. Il est retraité le 9 janvier 1869, ses séquelles du combat de San Antonio étant trop handicapantes pour le service actif.

-    Sous-lieutenant Vallée (Louis) (1833, Dijon – 1889).
Engagé volontaire au 49e régiment d’infanterie en novembre 1850, il passe sous-officier deux ans plus tard. Transféré au 20e bataillon de chasseurs à pied. Il est envoyé quelques mois en Orient en 1856 au sein du 19e bataillon de chasseurs. Il passe ensuite au 2e régiment de Zouaves le 9 avril 1856 et passe quatre ans en Afrique. Il participe à la campagne d’Italie en 1859 au cours de laquelle il reçoit la médaille militaire puis est promu adjudant en 1861. Il embarque pour le Mexique le 17 novembre 1861 où il est fait sous-lieutenant le 7 mai. Passé à l’infanterie de la contre-guérilla,  il se distingue à San Antonio où il est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche avec fracture du tibia. Kératry décrit la bravoure de cet officier dans son ouvrage sur la contre-guérilla française : « M. Vallée, officier de zouaves, avait eu le haut de la cuisse transpercé d’une balle : il resta à son poste ; lorsque ses forces furent épuisées, il défendit qu’on l’emportât à l’ambulance dans la crainte de diminuer le nombre de combattants, déjà trop réduits. » Pour son action, il est cité à l’ordre général n° 26 du corps expéditionnaire et est fait chevalier de la LH le 16 mai 1864. Il quitte le Mexique le 4 juillet 1865. Promu lieutenant le 17 juillet 1867, il démissionne cependant le 24 octobre 1868. Il réintègre l’armée au rang de sous-lieutenant du régiment étranger le 8 mai 1869. Il est fait lieutenant au 36e d’infanterie le 2 octobre 1870, puis capitaine 29 jours plus tard. Le 30 novembre 1870, il est blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche et reçoit également une balle dans l’épaule gauche. Il est nommé officier de la LH le 26 décembre 1870 alors qu’il est capitaine au 48e régiment de marche.

-    Sous-lieutenant Sudrie (Jean dit Edouard) (1832, Périgueux – 1905, Thiviers)
Officier subalterne blessé à San Antonio, Kératry relate la blessure du cavalier au cours de la charge des vestes rouges sur le village « l’officier Sudrie, à la tête de la charge, veut franchir la palissade ; il enlève son cheval, qui s’éventre en retombant sur les baïonnettes, et lui-même roule à terre l’épaule baigné de sang. » A son retour du Mexique, il sollicite, en vain le grade de capitaine dans la légion étrangère et la croix de chevalier de la LH. Il quitte alors l’armée pour devenir précepteur. Lieutenant-colonel de la 2e légion des mobilisés de l’Yonne en 1870, il se distingue dans deux combats et est fait chevalier de la LH le 19 janvier 1871. Sudrie a été de tous les combats du Second Empire. Il a été décoré de la médaille commémorative de la guerre de Crimée, de la médaille d’Italie, de la médaille militaire de Sardaigne, de la médaille de Chine, de la médaille du Mexique et de la médaille militaire.
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colonel Du Pin


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PostPosted: Fri 2 Nov - 20:06 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Du Pin, Charles Louis Désiré  ( 1814-1868 ) , colonel 

Personnalité marginale parmi les officiers de son temps, le colonel Du Pin (orthographié aussi Dupin) eut une importance et une célébrité que nombre de ces généraux, qui ne le jugeaient pas fréquentable, n'atteignirent jamais. Il fut une figure de premier plan, controversée, de la guerre du Mexique (1862-1867).
Né à Lasgraisses (Tarn) le 29 Décembre 1814, fils de Pierre Paul Charles Louis Du Pin (rentier) et de  Marie Sophie Genton de Villefranche. C'est un enfant peu facile, au caractère entier, mais à l'intelligence remarquable et il obtient son baccalauréat littéraire à 17 ans. Il monte à Paris pour préparer le concours d'entrée à l'Ecole Polytechnique et il y sera reçu 63è sur 136.

Ensuite, Du Pin se retrouve au 66è régiment d'infanterie, puis au 17è de ligne où il est nommé lieutenant le 1er Janvier 1839. Employé au service de la carte de France, capitaine en 1842, il fut envoyé l'année suivante en Algérie où il commença à se distinguer.
Ainsi, il participa à la prise de la smala d'Abd-el-Kader le 16 Mai 1843 où il sauva la vie du colonel Morris, commandant alors le 4è régiment de chasseurs d'Afrique. Cet épisode est relaté dans le célèbre tableau d'Horace Vernet.
Cité, décoré, il devint à son retour en France, l'aide de camp du général Marey-Monge, puis chef d'escadron en 1851. En 1853, il retourna en Algérie et prit part à l'expédition des zouaves du général Randon. Cité à nouveau, il se battit en Crimée et, le 19 Septembre 1855, il était lieutenant-colonel à 40 ans.
Après la campagne d'Italie en 1859, où il servit comme chef d'état-major d'une division de cavalerie, il fut nommé chef du service topographique du corps expéditionnaire de Chine (1859-1860) et fut cité à la prise des forts du Peï-Ho, où il conquit ses galons de colonel. Par la suite, il accepta une mission au Japon, et de ce séjour, il en publiera un livre en 1868.
De retour en France, il fit parler de lui pour une sombre affaire de vente d'objets chinois. En effet, lors du pillage du palais d'été à Pékin par les troupes franco-britanniques, il avait rapporté de nombreux objets et sa collection fut vite reconnue. Mais joueur invétéré, il dut la vendre pour payer ses dettes, et l'annonce de cette vente publique qu'il fit paraître dans les journaux causa un tel scandale que sa hiérarchie dut le placer en retrait d'emploi ...


suite de la biographie demain !!
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colonel Du Pin


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PostPosted: Sat 3 Nov - 00:47 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

suite de la biographie :

Du Pin n'est pas homme à s'apitoyer longtemps sur son sort alors que la France se lance dans une autre expédition lointaine : l'intervention au Mexique !
Par ses relations il obtient, sur décision ministérielle du 15 Août 1862, d'être chargé de l'organisation de l'armée impériale et il s'embarque le 25 Août à Cherbourg.
Le général Forey, commandant en chef du corps expéditionnaire, séduit par la personnalité et l'efficacité de Du Pin, lui confie l'organisation de la contre-guérilla dans les terres chaudes, inaugurée par le suisse "chef de bande" De Stoecklin.
Du Pin, grâce à sa science du terrain, sa technique d'engagement et son peu de respect pour les règles classiques de la guerre, firent merveille. Au grand dam des généraux, il ne dépendait que du commandant en chef qui lui donnait carte blanche...
Le 20 Février 1863, il rejoignit son quartier-général à Medellin, et devait contrôlé la zone des terres chaudes comprise entre la Soledad à l'Ouest et Vera Cruz à l'Est. Sa troupe se composait d'individus venant de divers horizons, avec de multiples nationalités, et dont l'effectif passa d'une centaine d'hommes en Mars 1863 à 650 le 11 Avril 1865.
La contre-guérilla est équipée et payée par l'armée française, et pour exemple, un cavalier touche 40 piastres par mois (plus qu'un lieutenant de l'armée régulière !).

Cette bande "d'aventuriers" qui lui étaient tout dévoués, et lui-même, avec sa grande barbe poivre et sel (plutôt sel), son uniforme rouge (ou noir) éclatant, sa batterie de décorations, son revolver dans la ceinture et son éternel cigare, furent bientôt connus de toute l'armée, et ses colonnes infernales, redoutées des libéraux. Ces derniers les surnommèrent les diables rouges (diablos colorados) en raison de la couleur rouge des dolmans des cavaliers du 1er escadron.

Les méthodes de Du Pin étaient expéditives : il multipliait les coups de main, exécutait les prisonniers, brûlait les villages soupçonnés de connivence avec les juaristes, éliminait les civils suspects.
Il ne faisait pas de quartier et les actes de cruauté ne le rebutait pas...
En Mai et Juin 1863, il mit en déroute les troupes de Juarez ayant participé à la bataille de Camerone et permit également la libération des légionnaires prisonniers, le 14 Juillet. Il fut ainsi considéré par le régiment étranger comme le "vengeur de Camerone".

En Mars 1864, on lui confia le contrôle de l'état du Tamaulipas, et la contre-guérilla française s'embarqua à Vera Cruz pour Tampico... et il continua dans sa tactique qui avait si bien réussi dans les terres chaudes.
Dans le même temps, l'homme étant complexe, il écrivait de tendres lettres à sa nièce qui aurait voulu l'épouser si seulement ses parents y avaient consenti, et il dira lui-même : "j'ai fait une guerre atroce".
Remis en activité hors cadre, il avait été fait commandant de la légion d'honneur, et cité à l'ordre du corps expéditionnaire. Mis en cause par l'empereur Maximilien, et par ses pairs à la fois jaloux de ses résultats et réprobateurs des moyens employés, le "diable rouge" des terres chaudes fut renvoyé en France en Avril 1865, et remplacé par le capitaine Michel Aloys Ney, duc d'Elchingen (petits fils du maréchal), puis plus tard, par le lieutenant-colonel De Galliffet, qui ne changèrent guère ses méthodes de combat !

Une enquête sur ses agissements aboutit à le laver d'accusations de détournement de fonds et il revint au Mexique en Janvier 1866. cette fois, le général Bazaine refusa d'obéir à Maximilien, furieux de son retour, et déclara à Du Pin : "je serais trop heureux d'avoir beaucoup d'officiers de votre trempe". Mais le conflit entre l'empereur du Mexique et le colonel, qui fit grand bruit, illustra pour tous, des deux côtés de l'Atlantique, les conditions pénibles et les moyens discutables de l'intervention, et Du Pin finit par être remplacé définitivement cette fois, à la tête de ses chers colorados.

Rentré en France en 1867, on lui confia pour le récompenser, le poste de chef d'état-major de la division de Montpellier, où il mourut le 3 Octobre 1868, avant ses 54 ans, usé par ses campagnes et les excés de toutes sortes. Ecrivain, peintre, savant, mondain et guerrier, une vie tumultueuse l'empêchera d'accéder aux plus hautes fonctions militaires. Le général Du Barail, dans ses souvenirs, le surnomme "le condottiere", et notre époque l'aurait appelé "mercenaire".

A sa mémoire ...



  
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FinisFr


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PostPosted: Sat 3 Nov - 22:24 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Bonsoir,
Après avoir un peu potassé le sujet, au vu des posts fouillés des deux derniers intervenants, je vous propose cette courte liste "fait maison"-  donc, partielle et pour partie, erronée

CONTRE  GUERILLA - Commandants successifs

STOEKLIN  Charles Edouard  Commandant la contre-guérilla de Medellin. Tué le 6 août 1863. Chev LH 16.05.63  (rang du 11 mars). "Officier étranger De Stoecklin, commandant la contre-guérilla de Medellin. Services signalés rendus à la cause française".

Colonel DUPIN  Charles Louis.  Etat-major. Nommé commandant le 13.02.63. Décédé en 1867.

Capitaine  NEY D'ELCHINGEN  Michel. (1er chasseurs d'Afrique)    
Passé chef d'escadrons, commandant intérimaire de la contre-guérilla, en l'absence de Dupin. (9 mars 1865 au 22 décembre 1865).
Ch LH 07.07.62. Lieutenant au 1er RCA. "A été au devant de toutes les missions périlleuses qui lui ont été données".

Capitaine  JAQUIN  Paul Charles. (Ex- 12ème dragons ; au 1er R.C.A. en 1864 ; au 3ème R.C.A. en1866). Commandant la contre guérilla en octobre 1865 (Succède à Ney).

Chef d'escadrons  DE GALLIFFET  Gaston Alexandre. Commandant en septembre  1866.

"Commandant"  CHENET  Edouard Jacques. Commandant la guérilla en 1867.
(Sous-lieutenant  porte aigle au 2ème cuirassiers de la garde, (Annuaire 1864) ; disparaît de l'annuaire de 1866). Colonel commandant la guérilla Gréco-française d'Orient en 1870-71 à l'armée des Vosges. (Dégradé en cour martiale, réhabilité).
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FinisFr


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PostPosted: Sat 3 Nov - 22:25 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

AUTRES OFFICIERS

Capitaine adjudant-major PONCELET  Joseph Léon. (Régiment étranger).
Chev. LH 20.04.67.  "Détaché comme commandant l'infanterie de la contre-guérilla française. Officier d'avenir qui se recommande par d'excellentes qualités militaires".

Capitaine  DU VALLON Calixte Camille. (3ème  chasseurs d'Afrique). Second  du colonel Dupin en mars 1863 . Remplace Stoeklin à la contre-guérilla Medellin   
Ch LH 02.07.63 : "Officier du plus grand mérite et de la plus rare valeur".
Off LH 02.07.64 (Rang du 16 mai): "Capitaine au 3ème RCA. Une blessure très grave. Officier hors ligne par sa bravoure, son intelligence et son énergie".

Capitaine  MORNAS  Hippolyte Pierre. (Régiment étranger).  
Chev. LH 20.04.67 : "Détaché. Très méritant par ses bons et anciens services"

Médecin aide-major  EMERY-DESBROUSSES  Etienne Joseph  

Médecin aide major THOMAS  Edmond Charles. (6ème chasseurs à cheval). Dirige le service sanitaire en mars 1863. Chev. LH 02.07.66 (Rang du 16 mai) : "Expérimenté et instruit, a sauvé, le 18 avril 1864,  la vie à beaucoup de  blessés en leur prodiguant les soins les plus dévoués sous un feu très meurtrier". Médecin aide-major au 95ème de ligne.

Vétérinaire en 2nd  MAURICE  Henri Adrien Au 3ème escadron du train des équipages. Chev. LH 20.04.67. (rang 1er février) : "Détaché le 23 juillet 1866. Depuis cinq ans au Mexique, y a constamment rendu les services les plus actifs et les plus dévoués".

Lieutenant  BEHEUT  Louis Alexandre. (2ème chasseurs d'Afrique). Chev. LH 30.04.64 : "Détaché. S'est particulièrement distingué par son entrain au combat de San Antonio, le 1er mars".

Lieutenant  DE BELLEVILLE  Paul Alfred. (12ème chasseurs à cheval). Chev. LH 20.04.67 : "Détaché. S'est fait remarquer par son courage aux combats de Chagoma et Medellin"

Lieutenant  DUMONT. Porté disparu en 1865    
Note : Est-ce : DOMONT Charles Lucien, maréchal des logis au 2ème RCA.  Passé  à la contre-guérilla. Ch LH 19.05.66 : "Détaché. Cité par ses chefs pour sa bravoure et son intelligence"

Lieutenant  D'ESPELETA (1865)  (Quid ?)

Lieutenant  GIOVANNINELLI  Ange Laurent. (Régiment étranger). Ch LH 07.10.63 (rang 14 août) : "Commande avec distinction un corps de volontaires dans les Terres Chaudes".  Tué en décembre 1864 à Caballeros (Vittoria)            

Lieutenant  DE GOLTSTEIN  Frédéric Alexandre. (20ème bataillon de chasseurs).
Ch LH 13.10.65 (rang 15 août) : "Détaché. Intelligent et brave, a détruit la bande dissidente de Cavada, au Rancho Garcia, le 20 juillet 1865". Passé aux partisans de Queretaro.

Lieutenant  LANGLOIS  François Jules. (Bataillon de tirailleurs algériens).  Ch LH 08.11.66 (rang 8 septembre) : "Commandant une compagnie de la contre-guérilla. A montré la plus grande énergie en défendant pendant sept jours la ville de Tampico, et en ne capitulant que par ordre supérieur. Officier remarquable et méritant au plus haut degré".

Lieutenant  MATUSZEWICZ  Lodomir Boleslas. (99ème de ligne).  Ch LH 30.04.64. (Rang du 26 mars) : "Détaché. A rendu les plus grands services par sa bravoure, son zèle et son intelligence".

Lieutenant d'Etat-major  VEAU de LA NOUVELLE  Gaston. Chev. LH 20.04.67 : "Détaché.  A rendu d'excellents services ; s'est particulièrement distingué au combat de Medellin où il a été blessé".                                                         

Sous-lieutenant  CHAPELLE  (1er chasseurs d'Afrique ??). Commandant le 2ème  escadron  en mars 1863. (Non identifié).

Sous-lieutenant  DELUC  Jacques Pierre.(95ème de ligne).       Détaché aux partisans des Terres Chaudes. Chev. LH 22.02.65. (Rang du 30 décembre 1864): "Détaché  aux "Partisans" des Terres chaudes, y a fait un service très utile et très périlleux".

Sous-lieutenant   ISABEY  Alphonse Pierre. (1er chasseurs d'Afrique). 1863

Sous-lieutenant  DE KERATRY  Emile. (3ème chasseurs d'Afrique). Commandant le 1er escadron  en mars 63. (? Serait passé à la contre-guérilla  le 27 juillet 1864). Ch LH 07.10.63 (Rang 14 août) : "A été admirable d'entrain et de bravoure au combat de San Lorenzo". (Alors sous-lieutenant au 3ème RCA). Médaille d'honneur, le 22 mars 1865.

Sous-lieutenant  MATHIEU  Constant Joseph. (Maréchal des logis au 1er chasseurs d'Afrique). MM 20.04.67 : "Détaché comme sous-lieutenant. S'est fait remarquer par son entrain et son énergie".

Sous-lieutenant  PERRET  Eugène Emile. (3ème zouaves). Blessé à San Antonio
SELON LA BASE LEONORE  EST RESTE EN AFRIQUE ??

Sous-lieutenant  PRIEUR  Georges Emmanuel. A la compagnie d'infanterie
Sergent au 3ème zouaves. MM 22.02.65 (rang 30.12.64) : "Deux blessures"

Sous-lieutenant  SINKRI. (Maréchal des logis au 2ème chasseurs d'Afrique) (?)

Sous-lieutenant  SUDRIE         Jean Edouard. (Chasseur au 1er chasseurs d'Afrique). MM 19.05.66 : "Cavalier au 1er RCA, détaché à la contre-guérilla française.  Deux blessures, commande une compagnie (sic) à la CG avec une intelligence, une bravoure et un dévouement hors ligne". (Note : pas de décoré de ce nom pour la médaille de la valeur militaire sarde, et participation douteuse à la campagne de Chine).

Sous-lieutenant  VALLEE          Louis. (2ème Zouaves). Commandant la compagnie  d'infanterie en mars 1863. Ch LH 02.07.64  (rang du 16 mai) : "Sous-lieutenant au 2ème zouaves. Une blessure très grave, d'un grand courage, cet officier a toujours témoigné les plus brillantes qualités militaires".
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FinisFr


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PostPosted: Sat 3 Nov - 23:17 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Déjà  (!) deux rectificatifs  :
Le sous-lieutenant  CHAPELLE, donné au 1er chasseurs d'Afrique, qui devait commander le 2ème  escadron  en mars 1863, doit être :
Le maréchal des logis CHAPELLE  Jules du 5ème hussards. Médaille militaire le 22 février 1865: " Détaché à la contre-guérilla de Tampico. Une blessure. A très intelligemment et très heureusement commandé la cavalerie au combat de Tampico Alto, le 29 juin 1864, où il a eu un cheval tué sous lui.
Et :
Le lieutenant  DUMONT, porté disparu en 1865, devait être :     
Le maréchal des logis (à titre indigène)  DUMONT  André.                  
Médaillé militaire le 22.02.65 ; (& médaille Honneur en argent de 2ème classe, le 22.03.65) : "Maréchal des logis à titre indigène à la contre-guérilla de Tampico. S'est toujours distingué par sa bravoure et son dévouement ; a sauvé la vie à cinq cavaliers de la contre-guérilla qui se noyaient".
 

Suivent (demain? ) quelques autres sous-officiers.
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colonel Du Pin


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PostPosted: Sun 4 Nov - 15:27 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Beau travail FinisFR et Hermann  !!  j'amène de nouveau ma pierre à l'édifice en fournissant la liste des successeurs de mon cher colonel :

capitaine Ney d'Elchingen ( 11 Avril 1865 - 3 Novembre 1865 )
capitaine de Montant Brassac  ( 3 Novembre 1865 - 8 Novembre 1865 )
capitaine Jacquin ( 8 Novembre 1865 - 10 Janvier 1866 )
colonel Du Pin ( 10 Janvier 1866 - 17 Novembre 1866 )
lieutenant-colonel De Galliffet (17 Novembre 1866- ? Mars 1867 )
capitaine Chenet ( 7 Mars 1867 - ? Juin 1867 )

merci de faire la biographie des officiers qui vous manquent ...
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pacofeanor
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PostPosted: Sun 4 Nov - 17:11 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

quelle équipe effectivement! félicitation on aprend plein de choses!!
cordialement
paco

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Ah moi auvergne!!
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FinisFr


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PostPosted: Sun 4 Nov - 21:47 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Bonsoir,
Merci pour cette chronologie des commandants de la contre-guérilla.
Pour le court intérim de novembre 1865, Pierre Charles Montaut-Brassac, lieutenant, puis capitaine (1854)  au 1er chasseurs d'Afrique, avait été décoré de  la Légion d'honneur le 12 août 1862 et de N.D. de la Guadalupe 'port autorisé le 27 mai 1868).

(QUELQUES) SOUS-OFFICIERS ET HOMMES DE TROUPE

Brigadier  BACCARAT  Bernard. Médaille Honneur en argent de 2ème classe, le 22.03.65. (Voir Dumont).

Fusilier  BARKA MOUSSA. (Régiment étranger).  MM 08.11.66 : "Détaché. Cité pour sa belle conduite à Valle Purissima et Acacitas".

Sergent  BATTESTI           François. (95ème  de ligne). Partisans des Terres Chaudes.  MM 22.02.65, (Rang du 30 décembre 1864) : "A été très utilement employé  aux Partisans des Terres chaudes".

Cavalier  BAUR  Edouard.  (5ème hussards). MM 20.04.67, (Rang du 1er février) : "Détaché. Une citation. S'est distingué au combat d'Orcasitas".

Maréchal des logis  BEAUGRAND  Honoré. (Québequois)

Chasseur  CARLIER  Jacques Robert. (3ème chasseurs d'Afrique). MM 20.04.67, (Rang du 1er février) : "Détaché. Vigoureux soldat".

Maréchal des logis CHAPELLE  Jules. (5ème hussards). MM 22.02.65: " Détaché à la contre-guérilla de Tampico. Une blessure. A très intelligemment et très heureusement commandé la cavalerie au combat de Tampico Alto, le 29 juin 1864, où il a eu un cheval tué sous lui.

Grenadier  COLOMBANI  Antoine Georges. (95ème de ligne). MM 13.10.65, (Rang du 15 août) : "A servi à la contre-guérilla des Terres chaudes avec énergie et dévouement".

Sergent major  DESPICHT  François Alexandre. (62ème de ligne). MM 08.11.66, (Rang du 8 septembre) : "Détaché. S'est distingué tout particulièrement du 1er au 7 août 1866; pendant la défense de la place de Tampico, en sollicitant et en accomplissant avec autant d'intelligence  que de bonheur, les missions les plus difficiles".

Maréchal des logis  DOMONT  Charles Lucien. (2ème chasseurs d'Afrique).  Ch LH 19.05.66 : "Détaché. Cité par ses chefs pour sa bravoure et son intelligence".

Maréchal des logis  DOUCHAIN  Léon Bernard. (1erchasseurs d'Afrique). Contre-guérilla de Tampico. Chev. LH 22.02.65, (Rang du 30 décembre 1864) : "Détaché à la contre-guérilla de Tampico, y rend de très grands services".

Maréchal des logis (à titre indigène)  DUMONT  André.          
Médaillé militaire le 22.02.65 ; (& médaille Honneur en argent de 2ème classe, le 22.03.65) : "Maréchal des logis à titre indigène à la contre-guérilla de Tampico. S'est toujours distingué par sa bravoure et son dévouement ; a sauvé la vie à cinq cavaliers de la contre-guérilla qui se noyaient".

Soldat  FAURE  Pierre François.           (3ème zouaves). Contre guérilla auxiliaire des Terres Chaudes. MM 30.04.64, (Rang du 26 mars) : "Détaché. Une blessure grave ; soldat modèle".

Fusilier  FERRAND Jean Joseph. (Régiment étranger) . MM 08.11.66 : "Détaché. Une blessure très grave reçue à Valle Purissima".

Fusilier  FOUCARD Antoine Joseph. (Régiment étranger). MM 20.04.67, (Rang du 1er février) : "Détaché. Très vigoureux soldat".    

Maréchal des logis  GEGOUT. Contre-guérilla de Tampico. MM 30.04.64, (Rang du 21 mars) : "A la contre-guérilla de Tampico. Deux blessures, dont l'une a entraîné la perte de l'œil gauche. Très honorable serviteur, donne constamment des preuves d'intrépidité, de vigueur et de dévouement".

Caporal  GIOVANNETTI  Martin. (2ème zouaves). Contre-guérilla auxiliaire des Terres Chaudes. MM 30.04.64, (Rang du 26 mars) : "Détaché à la contre-guérilla auxiliaire des Terres chaudes. Très méritant".   

Sergent  GIRAULT  Edouard. (3ème zouaves). MM 13.10.65, (Rang du 15 août) : "Détaché. S'est fait remarquer dans toutes les expéditions et dans tous les combats de la contre-guérilla".

Chasseur  GLACHANT  Timothée. (2e chasseurs d'Afrique).  MM 19.05.66 : "Détaché. Une blessure grave reçue le 21 janvier 1866 à Boca del Habra".

Brigadier  HUDELET  Louis. Médaille Honneur en argent de 2ème classe, le 22.03.65. (Voir Dumont).

Maréchal des logis  HUGON  François Sylvestre. (4ème escadron du train d'artillerie). MM 08.11.66' (Rang du 8 septembre) : "Détaché. Commandant l'artillerie. Lors de la défense de Tampico,  a repoussé l'attaque dirigée contre le fort de la Quarantaine, et a pris la part la plus active à toutes les sorties faites conte l'ennemi".

Brigadier  LANDRIAU  Pierre. (6ème escadron du train d'artillerie). MM 13.10.65, (Rang du 15 août) : " Détaché. Cité pour sa belle conduite au combat  de San Antonio, le 18 août 1864".

Maréchal des logis  LHÔTE  Auguste. (2ème escadron du train des équipages). MM 20.04.67, (Rang du 1er février) : "Détaché. S'est distingué au combat de Medellin".

Fusilier  PINDRAY François Paul . (Régiment étranger). MM 08.11.66 : "Détaché. Deux blessures, proposé pour fait de guerre  après le combat de Valle Purissima".

Maréchal des logis  SIROT  François.  Médaille Honneur en argent de 2ème classe, le 22.03.65.         (Voir Dumont).

Chasseur  TRUEL  Pierre Stanislas. (2ème chasseurs d'Afrique). MM 13.10.65, (Rang du 15 août) : "Détaché. S'est fait remarquer par son entrain et sa vigueur au combat d'Yerba Buena, le 8 juin 1865".   

Fusilier  ULISSE  Télémaque. (Régiment étranger).  MM 19.05.66 : "Détaché. Très vigoureux soldat. Serviteur  discipliné et dévoué".
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Hermann


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PostPosted: Sun 4 Nov - 21:54 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Merci pour toutes ces notices.

Effectivement, il semble que Eugène Emile Perret n'ai jamais mis le pied au Mexique. Un sous-lieutenant a nom de Perret est pourtant signalé dans l'ouvrage de Kératry. Se pourrait-il qu'il s'agisse du sous-lieutenant Léon Alphonse Perrot du 20e bataillon de chasseurs à pied.

Pour le lieutenant Sudrie, il est indiqué dans son dossier dans des pièces annexes qu'il a été décoré de la médaille de la valeur militaire sarde et de la médaille de Chine. Le fait me parait douteux vu le petit nombre de chasseurs d'Afrique ayant participé à l'aventure.

Le lieutenant Dumont s'est peut-être distingué lors du raid d'Isabey pour reprendre deux pièces d'artillerie à la guérilla : " au lever du soleil, nous entrions à Padilla, où l'autre escadron nous attendait pour se mettre à la poursuite des pièces d'artillerie. Vers midi, une fois le gué du Rio-Purification traversé, on eut à franchir le Pilon, toujours gros et emporté dans son cours. Sous le choc d'une pièce de bois courant à la dérive, un de nos canots chavira, et dix cavaliers disparurent armés et bottés au milieu du gouffre. Un instant, on vit cette grappe d'hommes suspendue au faible cordage d'attache, qui finit par céder sous tant d'efforts désespérés. En un clin d'œil, les bons nageurs de la contre-guérilla s'élancèrent au secours des naufragés. Huit seulement purent être sauvés ; un arabe et un français, tout deux vieux soldats de Crimée et d'Italie, furent entrainés ; trois ou quatre fois apparut une tête suppliante puis le tourbillon se referma. Chacun de nous s'en alla le cœur serré. "

Je pense qu'il y a méprise avec le  lieutenant Ange Laurent Giovanninelli. Cet officier du régiment étranger a servi dans ce corps du 1er octobre 1857 (sous-lieutenant) au 10 avril 1867 (capitaine). Il a servi au Mexique du 9 février 1863 au 16 avril 1867. Il a pris sa retraite comme général de division, commandant de corps d'armée et président du comité technique de l'infanterie, Grand Croix de la LH en 1899. Il est décédé en 1903.
Par contre, Kératry évoque que le 21 décembre 1864, un certain Giovanetti, officier commandant un détachement de 20 contre-guérilla a été pris dans une embuscade en escortant un convoi de maïs, près de Vittoria. L'homme a été torturé et exécuté : " à quinze mètres du sol, au bout d'une branche décharnée d'un cèdre majestueux était pendu par une jambe le cadavre de Giovanetti, nu, criblé de balles et de coups de couteau, le cœur arraché hors de la poitrine ; au-dessous de son visage était attaché son chien."

    Le maréchal-des-logis Honoré Beaugrand a été ultérieurement maire de Montréal et écrivain.
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colonel Du Pin


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PostPosted: Mon 5 Nov - 21:53 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

j'ai retrouvé un officier qui faisait parti de la contre guérilla : un neveu du colonel lui-même !
D'après Gérard Mignard (un spécialiste du colonel) il aurait servi auprés de lui comme sous-lieutenant, et grièvement blessé au Mexique, il aurait repris du service en 1870, comme capitaine des mobiles de l'Aveyron.
Son nom pourrait être Lenormand de Bussy ??
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FinisFr


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PostPosted: Mon 5 Nov - 22:27 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Bonsoir,
Merci pour cette réponse : pour Giovanninelli, il est effectivement difficile de finir pendu à un arbre au Mexique en 1864 et de commander une brigade au Tonkin, vingt ans plus tard ...
(J'avais trouvé l'information dans un curieux bouquin, publié en 1895 : "Commandant Grandin, Mémoires d'un chef de partisans, de Vera-Cruz à Mazatlan", plagiat éhonté du livre de Keratry, où on pouvait lire :
"... lorsque la fumée se fut dissipée, on put voir, au bout d'une branche décharnée d'un cèdre majestueux le corps de Giovanninelli, pendu par une jambe, le corps criblé de balles et lacéré de coups de couteaux").


Pour Perret, je ne pense pas qu'il s'agisse de Léon Alphonse Perrot, sous-lieutenant au 20ème bataillon : ce dernier a été décoré de la Légion d'honneur le 25 juin 1864, (Rang du 25 avril), "pour avoir enlevé, à la tête de trente hommes, deux pièces de canon à l'ennemi, à Cuitzeo de las Naranjas,  le 31 mars", sans qu'il soit fait mention d'une appartenance à la contre-guérilla.   
Or, le combat de San Antonio où Perret aurait été blessé avait eu lieu le 1er mars 1864 - (engagement différent de celui du 10 août au même endroit) ;  le lieutenant  Beheut fut décoré de la Légion d'honneur  (30 avril) à cette occasion et sa citation mentionne bien qu'il était détaché à la contre-guérilla - à la différence de Perrot.

(PS)  Pas grand chose sur la toile au sujet de Lenormand de Bussy, sauf le mariage, en 1868, d'un Léon Louis ...
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colonel Du Pin


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PostPosted: Mon 5 Nov - 23:05 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Biographie de Michel Aloys Ney (1835-1881), 3è Duc d'Elchingen

Né à Paris le 3 Mai 1835, Michel Aloys était l'aîné de Michel Louis Félix Ney, second fils du maréchal, et de Marie Joséphine Souham, fille du général et veuve en premières noces d'Amédée Louis Henri Bourdon de Vatry.

Engagé au 7è régiment de dragons en 1852. Sous-lieutenant au 7è chasseurs en 1854, il passa au 1er régiment de chasseurs d'Afrique en 1855 où il sera lieutenant en 1859 et capitaine en 1863.

Il partit en campagne de 1855 à 1866 :

1/ Afrique du 25 Septembre 1855 au 14 Mai 1859
2/ Italie du 15 Mai au 22 Août 1859
3/ Afrique du 23 Août au 10 Septembre 1860
4/ Syrie du 11 Septembre 1860 au 17 Juin 1861
5/ Afrique du 18 Juin 1861 au 20 Janvier 1862
6/ Mexique du 21 Janvier 1862 au 17 Mars 1866


Chef d'escadron au 5è hussards et 2è chasseurs en 1864. Commandant la contre-guérilla des Terres chaudes du Mexique du 9 Mars au 22 Décembre 1865 ( du 11 Avril au 3 Novembre 1865 selon l'historique écrit par le colonel Du Pin ). Cité à l'ordre général du corps expéditionnaire pour la prise de vive force de la place de Téocaltiche le 29 Janvier 1864, et pour son "entrain" dans la poursuite dirigée contre le général juariste Negrete le 8 Juin 1865 ( combat du rancho Hierba Buena ). Nommé chef d'escadron au 6è régiment de hussards à la suite de cette bataille.
Officier d'ordonnance de l'empereur Napoléon III du 27 Août 1866 au 22 Janvier 1868. Lieutenant-colonel au 7è dragons en 1868. Colonel au 3è dragons en 1870, il participa à la campagne contre l'Allemagne du 22 Juillet au 29 Octobre 1870, et fut blessé de trois coups de sabre à la tête et deux au bras lors de la bataille de Rezonville, le 16 Août 1870.

Puis il servit au 9è lanciers et 20è dragons en 1871, et au 6è chasseurs à cheval en 1872. Général de brigade en 1875, il commanda la 3è brigade de cuirassiers en 1877, la 3è brigade de chasseurs à cheval en 1879.

Il se suicida à Fontenay aux Roses, le 23 Février 1881 : il existe une anecdote par laquelle le 3è Duc d'Elchingen se suicida pour éviter le déshonneur de la bigamie. Ayant épousé au Mexique, une riche héritière, il fut marié en France avec Marguerite Laure Adélaïde Heine-Furtado dite "Paule"( 1847-1903 ), dont il eut sept enfants, et qu'il épousa à Rocquencourt le 9 Août 1866. Veuve en 1881, elle se remaria, le 14 Octobre 1882, avec Victor Masséna, Duc de Rivoli et prince d'Essling.
Charles du Pin et le général Félix Douay auraient fait disparaître les papiers du premier mariage, mais Ney fut néanmoins en but avec un maître chanteur qui menaçait de tout révéler... 
Il repose au cimetière de la Chesnay, non loin de Miss Howard.

Ordres décernés :

1/ Saint Ferdinand d'Espagne, 1ère classe, le 21 Décembre 1858
2/ Medjidié de Turquie, 5è classe, le 29 Décembre 1864
3/ L'épée de Suède, chevalier, le 8 Décembre 1869
4/ La Guadalupe du Mexique, chevalier, le 8 Décembre 1869
5/ Saint Stanislas de Russie, 2è classe, le 8 Décembre 1869
6/ Saint Michel de Bavière, commandeur, le 8 Décembre 1869
7/ Légion d'honneur, chevalier le 7 Juillet 1862 et officier le 21 Avril 1874

A sa mémoire ...




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colonel Du Pin


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PostPosted: Mon 5 Nov - 23:43 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

[IMG=http://img.xooimage.com/files86/a/5/3/ney-001-3956c3c.jpg][/IMG]

voiçi une photo d'époque de Michel Ney ( excusez pour la qualité  Embarassed  )

petie question : quel grade porte t il ? et dans quelle unité ( en sachant qu'il a le numéro 6 au collet !)
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Hermann


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PostPosted: Tue 6 Nov - 01:26 (2012)    Post subject: la contre-guérilla française (1862-1867) Reply with quote

Il porte sur ce cliché le dolman de colonel du 6ème régiment de chasseurs à cheval du début de la IIIème République. Le dolman des chasseurs à cheval se distingue par des tresses noires (blanches pour les hussards). Ney a pris le commandement de cette unité le 3 février 1872.
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