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Généralités sur la crinoline

 
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Melle de Larminat


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MessagePosté le: Lun 11 Juin - 19:17 (2012)    Sujet du message: Généralités sur la crinoline Répondre en citant

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Le sujet a été évoqué dans la présentation de Mme Calley-Saint-Paul, apportons ici quelques précisions supplémentaires...

1800. Après la révolution française, les femmes ont rejeté les contraintes des corps à baleine. Les robes sont droites, plus de paniers, voire pas de jupon !

A partir de 1820, les jupes s'élargissent. Pour ce faire, les femmes empilent les jupons les uns sur les autres afin d'avoir les hanches toujours plus larges. Pour raidir un peu ces jupons, on les corde (http://www.koshka-the-cat.com/corded_petticoat.html) et on les volante.

Vers 1840, arrive la crinoline. CRINO - LINE. Crin et lin. Il s'agit d'un jupon fait de crin et de lin, donc très raide et permettant d'avoir une belle ampleur de jupe sans pour autant porter trop de jupons. A cette période, il est dit que les femmes additionnaient jusqu'à sept jupons.

1850/55, la crinoline telle qu'on la connait fait son apparition. Il s'agit d'un jupon dans lequel sont glissées jusqu'à 11 cerceaux d'acier ou d'osier. Plus besoin de 7 jupons !! Pour éviter les marques des cerceaux sur la jupe, l'on porte un à deux jupons par dessus la crinoline (par expérience : parfois un seul ne suffit pas) et s'il fait froid, un dessous.

De 1850 à 1865, la crinoline va subir de nombreuses transformations. Ronde, puis aplati devant/projetée derrière, puis aplati complètement aux hanches...d'abord de petit diamètre jusqu'à atteindre 5 mètre de diamètre à son apogée en 1860...la mode changeait aussi rapidement que maintenant !

La crinoline disparait peu à peu vers 1865/67 au profit de la tournure dans les années 1870.

Je cherche quelques photos pour illustrer...à venir ! Smile
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Louis thury
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MessagePosté le: Lun 11 Juin - 19:33 (2012)    Sujet du message: Généralités sur la crinoline Répondre en citant

si l'on me permet quelques détails :

" Crinoline, est un mot français venant de « crin », en latin « crinis » dérivant lui même du mot grec pour « cheveu  ».

Né au XVI° siècle, la « crinoline » est un tissu fait de crin , mélé à du coton ou du lin, utilisé pour les jupons. Ce tissu est réutilisé dans les années 1840. Le premier brevet pour ce « nouveau » matériel est enregistré le 4 juin 1840 par Oudinot-Lutel à Paris. Très vite, les années 1840 voient se multiplier les fabricants de « crinoline ». Toutefois, au début des années 1850, le crin de cheval tombe en désuétude. « le jupon raidi est encore porté mais très diminué dans toutes ses dimensions » (1852). Parfois, spécialement pour les robes du soir, il était renforcé par quelques rouleaux dans le bas afin de tenir la robe en forme. Parfois, la jupe de la robe elle-même pouvait être doublée dans sa partie basse avec du crin. Au début des années 1850 apparaissent les premiers jupons à cerceaux faits de fanons de baleine ou de joncs, également nommés « Crinolines ».

Il semble que les jupons à cerceaux ou les « crinolines cages » sans jupon, constitués de cerceaux métalliques, apparaissent en 1856 (ou 1854 / 1855 pour certains).
Le jupon à cerceaux ou la crinoline « cage » sont deux possibilités, et les deux furent très utilisés. Les « jupons à cerceaux » furent sans doute plus populaires au cours des premières années de cette mode mais furent vite remplacés, jamais complètement cependant, par les « cages ». Immédiatement, dans de nombreuses publicités, les deux sont appelés d’abord « crinoline artificielle » puis bientôt seulement « crinoline » . Rapidement, l’ensemble de la robe, et plus seulement la partie à cerceaux, va être appelé une « crinoline ».

Pour certains c’est Auguste Person, un français, qui serait l’inventeur de la « crinoline artificielle », pour d’autres il s’agirait de M.Tavernier qui se serait inspiré du Crystal Palace édifié à Londres par Joseph Paxton en 1851...

Quand la première crinoline a t’elle été portée ?
Selon Henry Mayhew le port de la crinoline (« jupons à cerceaux » pas encore « artificielle ») devient à la mode peu de temps après la grande exposition (1851).

On dit que c’est l’impératrice Eugénie qui en acheta une en Angleterre lorsqu’elle y vint en visite avec son époux, Napoléon III, en avril 1855. D’autres créditent également l’impératrice des français d’être l’innovatrice en matière de crinoline et affirment qu’elle l’adopta pour dissimuler sa grossesse à la fin de 1855. On dit encore qu’Eugénie créa délibérément cette mode pour encourager le commerce des étoffes précieuses, des mètres et des mètres étant nécessaires pour chaque robe à crinoline. Il semble certain que si Eugénie adopta et supporta cette mode, elle ne l’inventa pas. "

(extrait d'un défunt site sur la crinoline réalisé avec mon épouse il y a des années, à suivre si vous le souhaitez ...)
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Melle de Larminat


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MessagePosté le: Lun 11 Juin - 19:45 (2012)    Sujet du message: Généralités sur la crinoline Répondre en citant

Merci pour les précisions ! Effectivement, je veux bien la suite ! J'ignorais la date exacte de la création de la crinoline "artificielle" comme vous dites, ni son créateur et encore moins les dates de brevets.

On dit d'Eugénie qu'elle portait la crinoline à merveille, et c'est facile à vérifier...
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Hermann


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MessagePosté le: Lun 11 Juin - 20:59 (2012)    Sujet du message: Généralités sur la crinoline Répondre en citant

La mode bourgeoise sous le Second Empire
 
  A mesure que s'intensifie la diffusion des magazines illustrés et des catalogues commerciaux, la mode devient plus uniforme. L es grands magasins proposent, pour toute la famille, des articles de nouveautés fabriqués en série, à moindre coût. La mode va progressivement toucher toutes les catégories sociales.

Costume féminin
    La bourgeoisie cossue triomphe. Sous son règne, s'impose dans tous les domaines des arts appliqués, un goût unanime pour l'opulence et les emprunts à l'Histoire. Si le costume sombre renforce son caractère sévère et solennel, la somptuosité du costume féminin transforme la femme en emblème de la situation sociale de son époux.
    Les débuts du Second Empire connurent un engouement pour les jupes rondes à volants superposés sur lesquels figuraient un décor dit "à disposition" tissé ou imprimé avant la réalisation de la jupe. La crinoline, après avoir été ronde, prend, entre 1860 et 1866, tellement d'ampleur que la jupe se retrouve rejetée vers l'arrière. Ces robes nécessitent de grands métrages de tissu et, par souci d'économie, on assortit la jupe à différents hauts (pour le soir, les corsages sont largement décolletés et donnent à voir des épaules charnues et tombantes). Les femmes disposent également des "costumes courts" de voyage apparu ver 1860, composé d'une jupe retroussé sur des jupons de couleur contrastée grâce à un système de pattes de boutonnage ou de cordons situés sur le pourtour de la jupe.
    Le fondateur de la haute couture, Charles Frédéric Worth, las des encombrantes crinolines, lance en 1867, la robe "princesse", supposée allonger la silhouette puisque le corsage et la jupe sont taillés d'une seule pièce. Toutes les femmes, bien sûr, ne le suivent pas immédiatement, mais il s'avère que dans les dernières années du Second Empire, la crinoline perd de son ampleur. Le corsage est ainsi toujours ajusté, mais les manches se reserrent sur le bras, et le buste ne paraît plus émerger que d'un modeste tronc de cône.
    Les femmes âgées renoncent aux excentricités de la mode et portent des bonnets de paysanne. Les plus jeunes se coiffent en partageant leurs cheveux par le milieu et en les remontant en arrière en un épais chignon. A partir de 1860, la mode place les chignons sur le sommet du crâne avec parfois, de petits chapeaux plats. La fin du Second Empire apprécie les frisures de toutes sortes - anglaises, boucles, accroches-coeurs etc, - qui se répartissent sur la nuque et encadrent front et tempes. Les coiffures se parent alors d'ornements divers, d'autant plus visibles que la nécessité de paraître est importante.

La tenue masculine
    Les tenues masculines, sous le Second Empire, paraissent sombres et austères. La mode définie par la grande bourgeoisie commence à être largement imitée et c'est ainsi que s'impose la redingote accompagnée de gants et du haut-de-forme, tenue de l'homme moderne, que même les paysans commencent à adopter, notamment pour les dimanches et mariages. Mais le vêtement le plus porté reste le paletot.
    Solidité, robustesse, absence de fantaisie sont les caractéristiques dominantes du vestiaire des hommes du Second Empire.Conçue sous la régence comme un grand manteau pour cavalier, la redingote portée sur un gilet est devenue, au cours du XIXème siècle, le vêtement de ville par excellence. Avec ses panneaux de devant taillés en une seule pièce, la redingote, de 1850 à 1870, a une longeur variable qui dépend de l'âge et de la fonction. Elle se complète d'un haut-de-forme, long "tuyau de poêle", particulièrement incommode qui limite les mouvements mais inscrit son propriétaire dans l'ordre de la correction.
    L'homme jeune porte une redingote courte et près du corps ou une jaquette (celle-ci est coupée à la taille et ses deux pans de devant s'écartent en arrondi à partir du dernier bouton placé sur l'estomac). Plus âgé, ou parvenu plus haut dans la hiérarchie sociale, le monsieur qui a souvent gagné en embonpoint, arbore une redingote plus longue et moins ajustée. Mais c'est avant tout la qualité de la coupe et celles des étoffes qui indiquent la position sociale de leur propriétaire. Le complet-veston est encore considéré à l'époque comme une tenue négligée et réservé aux séjours à la campagne dans les usages bourgeois.
    Sous le Second Empire, l'essor de la confection et celui du paletot vont de pair. En effet, ce vêtement plutôt vague - on l'appellait le "paletot-sac" - est, par excellence, un produit de l'industrialisation qui fait la fortune des confectionneurs. N'étant pas ajusté, il ne nécessite aucune retouche. On le réalise selon des tailles normalisées et des modèles standardisés. Peu onéreux, indémodable, solide et confortable avec son pli d'aisance dans le dos et ses grandes poches sur le devant, ce paletot se diffuse donc très largement jusqu'en 1914, contribuant ainsi à gommer des disparités sociales encore très apparentes sous le Second Empire.
    De 1850 à 1860, le pantalon est collant, à jambe étroite maintenue par un sous-pied. De couleur, écossais, pied-de-poule ou à rayures pour le jour, il ne peut être que blanc ou noir pour le soir ou les cérémonies. A partir de 1860, le pantalon s'élargit et il perd sa fantaisie au profit d'une couleur sombre qui s'impose aussi bien pour la ville que pour le soir.
    De 1850 à 1860, les cheveux courts, légèrement ondulés, dégagent les oreilles. Par la suite, la raie au milieu se déplace de préférence sur le côté gauche et les cheveux, un peu moins courts, sont brossés vers l'arrière. La coupe courte, en brosse, connaît simultanément un succès grandissant. Le système pileux fait l'objet de soins attentifs : la barbe abondante cède la place au bouc à l'impérial, taillée en pointe accompagné de fines moustaches, tandis-que les favoris, mis à la mode sous le Premier Empire sont plus que jamais appréciés.

Les habits pour enfants
    Avant l'âge de quatre ou cinq ans, les filles comme les garçons revêtent la même tunique qui se porte avec une tunique montantes. Le traitement de la chevelure, laisée libre ou travaillée en boucles, ne les différencie pas plus.
    Jusqu'à un stade avancé de l'adolescence, les filles arborent un costume court dont les formes sont calquées sur celles des adultes. On y retrouve donc, che les petites filles, les mêmes effets de crinoline que leur mère mais sans la cage métallique de soutien, une ébauche de taille ajustée (souvent les petites, portent une brassière baleinée pour les aider à se tenir droites). Elles peuvent aussi avoir une jaquette ou un boléro assorti à la robe. Les coiffures aussi ressemblent à celles de leurs mères. Le petit pantalon de lingerie qui, autrefois, dépassait de la robe, a raccourci : on ne le remarque plus à partir de 1860. Les fillettes ont donc les jambes découvertes au moment mêmeoù l'on s'inquiètee pour la pudeur des femmes qui, d'aventure, laisseraient entrevoir les leurs (c'est à cette époque, d'ailleurs, que le pantalon de lingerie s'impose pour les femmes sous l'immense crinoline). Les petites filles sont chaussées de bottines montantes, lacées ou boutonnées, parfois reouvertes de guêtres.
    Avant de porter, dès l'adolescence les tenues des adultes, les garçons sont, jusqu'à leur communion, soit en costume marin, soit en blouse d'inspiration russe et cullotte à mi-mollet. Les petits garçons de la bourgeoisie, au même titre que les petites filles ne peuvent pas sortir sans chapeau : c'est souvent un chapeau rond, un calot écossais ou une casquette à pont.

 Extrait de l'ouvrage : "l'album de famille, l'almanach des modes par Catherine Ormen Corpet, éditions Hazan, Paris, 1999.
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Louis thury
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MessagePosté le: Lun 11 Juin - 22:09 (2012)    Sujet du message: Généralités sur la crinoline Répondre en citant

à noter que la mode de la crinoline , si elle peut sembler être une mode "Bourgeoise" , déborde très largement de ce cadre pour se répandre dans toutes les classes de la société !

" La Crinoline du milieu du XIXe siècle n’est pas vraiment une création originale mais plutôt une copie des paniers portés au XVIIe et XVIIIe siècle . Mais la Crinoline n’est pas seulement une mode parmi d’autres, elle n’est pas réservée aux dames riches et aux aristocrates. La Crinoline est la première mode populaire de l’Histoire avec une production industrielle et une distribution massive et peu couteuse. Même avec tous ses inconvénients, la Crinoline est la première mode pour toutes les femmes riches ou pauvres !

Bien sûr, toutes les femmes ne portaient pas la crinoline, mais sa popularité peut être attestée par le fait que cette année là, Sheffield en Angleterre, fourni assez de cerceaux de crinoline pour en confectionner un demi million, et en France, entre 1858 et 1864, les usines Peugeot produisirent 4 800 000 cages par an !
“Les servantes ont maintenant besoin d’avoir leur crinoline et elle est même devenue essentielle aux filles qui travaillent en usine » nous rapporte un contemporain britannique. “la Crinoline a envahi même le plus petit village et il n’y a pas une fille de ferme qui ne porte sa cage au moins une fois par semaine “. ( Paris 1862) "

il existe des interdictions du port de la crinoline promulguées par des directeurs de fabriques , de magasins , de blanchisseries même , enjoignant à leurs employées de s'abstenir du port de cet "accessoire de mode" .
j'ai également trouvé mention aux Etats Unis de fabrication de "cage" de moindre qualité destinées aux esclaves noires (sans doute celles travaillant comme domestiques d'intérieur ) tandis qu'i l est rapporté que les travailleuses des champs se "bricolaient " des cerceaux avec des joncs pour ressembler aux dames des plantations !
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