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Artillerie de Marine
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 17:56 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

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Bonjour,

j'ouvre ce sujet sur l'artillerie de Marine, les fameux Bigors. J'ai peu d'éléments sur eux, contrairement à l'infanterie, mais peut être que Rémy pourra apporter des informations supplémentaires ?

L'artillerie de marine avait été remaniée dès 1861. Le décret du 19 Août de cette année créait le "corps d'artillerie de la Marine et des Colonies". En 1684, cette réorganisation était achevée par l'installation, rue Royale, d'une direction particulière de l'arme qui devenait autonome; le dépôt des fortifications de la marine lui était rattaché. Le général Frébault en fut le premier directeur, assisté des généraux Pélissier et Paine.
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 18:06 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Les troupes se composaient du régiment, de 6 compagnies d'ouvriers, d'une section de fuséens et d'un corps d'armuriers.
Le régiment, qui seul nous intéresse ici, comptait en dehors de son Etat-major, 28 batteries de 100 hommes sur le pied de paix, 150 sur celui de rassemblement et de 200 sur celui de guerre.
On trouvait 7 d'entre elles à Lorient, 3 à Cherbourg, 2 à Brest, 2 à Rochefort, 3 à Toulon, 2 à la Martinique, 2 à la Guadeloupe, 1/2 à Tahiti, 1/2 en Nouvelle-Calédonie, 1 et 1/2 au Sénégal, 1/2 à l'île Bourbon, 3 en Cochinchine et enfin 1/2 à Cayenne (Guyane).

L'uniforme et les équipements de l'artillerie de marine étaient les mêmes, en France, que ceux des troupes d'artillerie dépendant du département de la guerre. Seules les ancres estampées sur les boutons ou brodées sur les tuniques, les vestes et les capotes distinguaient les "bigors" de leurs camarades de l'armée métropolitaine.
Leur signe caractéristique était leur petit shako de cuir bouilli, noir, à visière carrée, portant l'ancre de cuivre et couramment appelé "boîte à cirage".
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 18:49 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Je replace ici l'aquarelle avec le sous-officier (maréchal des logis ?) avec 2 chevrons d'ancienneté, d'artillerie de marine, à droite.


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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 17:36 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Messieurs,

Suite de l'histoire des artilleurs de marine :

Orgueilleuse de ses traditions, fière de son caractère et de sa spécialisation, l'artillerie de marine était surtout un corps de techniciens et de savants.
Sous le second Empire, les études qu'elles venait de mener sur le chargement par la culasse, le frettage des bouches à feu, l'utilisation des poudres autres que la poudre noire, le canon rayé et le canon mitrailleur, en faisaient une arme d'élite à l'avant-garde du progrès balistique.
Par contre, ses cadres ne s'étaient guère attachés à perfectionner leur technique en vue d'une campagne contre l'Allemagne. En 1870, toutes les batteries du régiment étaient encore à pied. I n'existait pour tout le corps qu'une seule unité de conducteurs.

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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 17:41 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Son armement perfectionné et très divers était peu mobile. Nous verrons qu'à la mobilisation, les 4 batteries désignées pour faire partie de la division des troupes de marine, devront prendre livraison de leurs pièces et de leurs trains, dans un dépôt de Paris.
Mais ce personnel très spécialisé, était facilement adaptable; nous le suivrons à Sedan, mais il serait injuste de ne pas citer l'effort des Bigors après cette bataille : le seul régiment d'artillerie de marine parvint à mettre sur pied 47 batteries, dont 16 d'entre elles se distinguèrent tout particulièrement au siège de Paris.

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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 17:56 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Les canons de l'artillerie française étaient très inférieurs aux "Krupp" allemands; nos pièces de 4, 12, 16 et 19 portaient moins loin et tiraient moins vite.
La tactique des généraux ennemis sera basée avant tout sur la supériorité de leur artillerie, utilisée en masse. Le fameux "canon-mitrailleur" ou "canon à balles", dont l'Empereur attendait miracle, avait une portée trop faible et des difficultés de ravitaillement trop importantes pour rattraper notre retard. Pourtant, l'artillerie de marine en mit une section en œuvre durant les combats de Bazeilles.

Pour la campagne de 1870, l'artillerie de marine devait fournir 4 batteries à la disposition de la 3è division d'infanterie du XIIè corps d'armée du général Lebrun. Le général Pélissier se rendit à Lorient pour la formation des artilleurs.
Comme l'infanterie, les 4 batteries du corps expéditionnaire étaient arrivées à Paris le 12 Août. Elles demeurèrent dans la capitale pour y percevoir leur armement de campagne et leur train.
Les 11è et 12è batteries furent dotées du 4 de campagne, la 15è du 12, et la 13è se vit confier le fameux "canon à balles".
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 18:12 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

L'inorganisation générale ralentit énormément ces opérations administratives, et les Bigors furent dans l'obligation de se séparer de leurs régiments d'infanterie. Ils ne rejoindront l'armée que le 25 Août à Rethel, où ils seront incorporés à la réserve du XIIè corps.
La 15è batterie n'eut pas même le temps de rejoindre; elle revint à Paris et s'y distingua au cours du siège.
Au camp de Chalons, le général de Vassoigne reçut momentanément 3 batteries du 10è régiment métropolitain qui formèrent son artillerie divisionnaire. Une compagnie du Génie fut mise également à sa disposition.

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pacofeanor
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MessagePosté le: Ven 15 Sep - 22:08 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Merci de ces précision sur une troupe très méconnue et sur laquelle il n'y a pas grand chose en doc !

cordialement
paco
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Ah moi auvergne!!
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RSCHERER


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MessagePosté le: Sam 16 Sep - 10:49 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour à tous,

en complément au texte du colonel, je me permets d'amener quelques précisions :

L'artillerie de la Marine est réorganisée et renforcée par le gouvernement impérial. Un décret de 1855 permet la mise sur pied suivante : un état-major particulier de 42 officiers et 82 employés militaires, un régiment d'artillerie de 25 compagnies, une compagnie hors rang, une compagnie du dépôt et 6 compagnies d'ouvriers d'artillerie.

Cette organisation pour l’artillerie de Marine est effective jusqu’en 1861. Par le décret du 14 août 1861, l'artillerie de marine est renommée « Corps de l'artillerie de marine et des colonies». Suite à l’occupation de la Cochinchine, elle est renforcée et elle comprend alors un état-major général composé de deux officiers généraux, un état-major particulier doté de 20 officiers supérieurs et de 20 officiers subalternes. Le corps de l’artillerie de la Marine est porté de 25 à 28 batteries, avec une compagnie de conducteurs, un peloton hors rang, 6 compagnies d'ouvriers, une section de fuséens et un corps d'armuriers. Chaque batterie est composée de 100 hommes sur le pied de paix, 150 sur le pied de rassemblement et 200 sur celui de guerre.

La circulaire du 18 janvier 1862 répartit ainsi ces 28 batteries: Lorient 7, Cherbourg 3, Brest 2, Rochefort 2, Toulon 3, Martinique 2, Guadeloupe 2, Tahiti 1/2, Nouvelle- Calédonie 1/2, Sénégal 1 1/2, Réunion 1, Cochinchine 3, Cayenne 1/2.

En 1864, l'artillerie de la Marine devient autonome par la création, au ministère, d'une direction d'artillerie de la Marine et des Colonies. En 1870, le régiment d’artillerie de la Marine est commandé par le colonel Ollivier.

Au sujet des artilleurs de la Marine, en 1870 et 1871, près de 5100 hommes sont mobilisés ce qui permet la mise sur pied de près de soixante batteries ou détachements.

Pour la garnison de Paris, le régiment d’artillerie de la Marine fournit en définitive 1 900 artilleurs pour le service de 16 batteries dont 11 à pied et 5 montées. Il faut rajouter le 11° bataillon de la Marine (commandant Krantz) du Louis XIV, vaisseau école des canonniers de la Marine. Cette unité est composée de 8 compagnies de matelots canonniers regroupant 722 hommes. Pour la défense de Paris, la Marine mobilise environ plus de 2 600 hommes, dont 98 officiers et 18 gardes d’artillerie.

Pour les armées de province, l'Artillerie de Marine met sur pied une quarantaine de batteries ou détachements. L’ensemble est servi par 49 officiers et 2 376 hommes, parmi lesquels environ 600 ouvriers, sans compter les conducteurs.

Je pourrai fournir prochainement d'autres éléments concernant les bigors lors du conflit de 18970-1871.

A bientôt.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Sam 16 Sep - 12:00 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour Paco et Rémy,

Je savais que je pouvais compter sur notre spécialiste de l'artillerie !

Voici l'encadrement des artilleurs pour la campagne contre l'Allemagne : commandant d'artillerie divisionnaire : lieutenant-colonel de Guilhermy, adjoint : chef d'escadron Poete.
commandant le parc de réserve du XIIè corps d'armée : lieutenant-colonel Roche, adjoints : chef d'escadron Kermarec, capitaine Bagay, capitaine Méry.

11è Batterie : capitaine en 1er Geoffroy, capitaine en second Roux (décédé), lieutenant en 1er Boca, lieutenant en second Fenaux, sous-lieutenant Daumas (décédé)

12è Batterie : capitaine en 1er Bourdiaux, capitaine en second Gandelot, lieutenant en 1er Rocard, lieutenant en second Dandignac, sous-lieutenant Delcourt

13è Batterie : capitaine en 1er Godin, capitaine en second Revillion, lieutenant en 1er Paysan, sous-lieutenant Lahérard, sous-lieutenant Roos

15è Batterie : capitaine en 1er Caris, capitaine en second Leyrard, lieutenant en 1er Bertin, lieutenant en second Gravelotte, lieutenant en second Leherle
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RSCHERER


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MessagePosté le: Sam 16 Sep - 16:47 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour à tous,

merci au colonel pour son dernier message.

En complément, voici quelques détails supplémentaires.

Contre l'Allemagne, il était prévu une offensive sur les côtes de la Baltique. En vue de cette expédition, 4 batteries à pied du régiment d'artillerie de marine (11°, 12°, 13° et 15°) sont prévues.

Avec l’abandon de l’expédition en Baltique et étant disponibles à Lorient, ces unités sont alors destinées à l’armée de Chalons. Elles quittent Lorient le 7 aout et rejoignent Paris le 9. A l'Ecole militaire du Champ de Mars, elles sont transformées en batteries montées et reçoivent chevaux et matériel pour constituer 4 batteries de campagne : 11° (de 4 de campagne, capitaine Geoffroy), 12° (de 4 de campagne, capitaine Bourdiaux), 13° (canons à balles, capitaine Godin), 15° (de 12 de campagne, capitaine Caris).

Les 11°, 12° et 13° sont destinées à constituer l'artillerie divisionnaire de la 3° division (général De Vassoigne) du 12° corps (général Lebrun). Elles sont commandées par le chef d’escadron De Guilhermy. La 15° batterie est prévue à la réserve d’artillerie du 12° corps.

Il faut noter le chef d'escadron Poète, commandant en second; le chef d'escadron Kermarec, attaché à la réserve d'artillerie et le lieutenant-colonel Roche, commandant le parc du 12° corps avec un personnel fourni par l'artillerie de la marine.

Elles se mettent en route le 24 août. Ne pouvant rejoindre à temps la 3° division, les 11°, 12° et 13° batteries sont alors affectées à la réserve d’artillerie du 12° corps.

Le 30 août, vers cinq heures et demie du soir, les batteries protègent, des hauteurs en arrière de Mouzon, et de chaque côté de la route de Carignan, la retraite du 5° corps, mis en pleine déroute à Beaumont.

A neuf heures du soir, le même jour, elles se dirigent par Carignan, sur Sedan, où elles arrivent le lendemain à midi. Elles s’installent à mi-côte des hauteurs qui s'élèvent à droite de la route de Mézières, entre Sedan et le village de Floing. Une section de la batterie des canons à balles, commandée par le sous-lieutenant Roos, est envoyée vers Bazeilles.

Le 1° septembre, les batteries d'artillerie de la marine, en position sur le plateau de Floing, soutiennent le combat contre les batteries allemandes établies sur la rive gauche de la Meuse. C’est la 11° batterie qui souffre le plus du feu de l'ennemi. La section Roos, à Bazeilles, est aussi durement engagée avec des pertes assez fortes.

Rentrées dans Sedan, les batteries se reforment derrière l'hôpital et elles subissent la capitulation le 2 septembre 1870.

Des 17 officiers que comptaient les 11°, 12° et 13° batteries, le sous-lieutenant Daumas, blessé grièvement le 1° septembre, meurt des suites de ses blessures tandis que le capitaine en second Roux, déjà malade dès son entrée en campagne, meurt de fatigue, le 3 octobre suivant, à l'ambulance de Clermont (Ardennes). Des 15 autres, 2 signent la capitulation, 5 vont en captivité en Allemagne, et 8 se sauvent : De Guilhermy, chef d’escadron; Geoffroy et Bourdiaux, capitaines en premier; Candelot, capitaine en second; Boca, Rocard et Daudignac, lieutenants; Delcourt, sous-lieutenant. Aussi, un grand nombre de sous-officiers et de canonniers s'échappent également des mains de l'ennemi.

La 15° batterie, qui n'a pas pu rejoindre à temps le 12° corps, rétrograde de Mézières sur Paris avec le 13° corps du général Vinoy, auquel elle reste affectée.

Les 11° et 12° batteries montées seront reconstituées et combattront dans le cadre de la seconde armée de Paris.

A bientôt pour d'autres éléments concernant les bigors.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Sam 16 Sep - 17:19 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Merci Rémy.
Nous connaissons maintenant l'histoire des BIGORS avec la division bleue et le XIIè corps ...
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RSCHERER


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MessagePosté le: Dim 17 Sep - 08:52 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour à tous,

voici quelques éléments concernant la contribution de l'artillerie de Marine à la défense de Paris.

Le 9 août, général de Montauban (ou comte de Palikao) est nommé ministre de la Guerre. Il demande au ministère de la Marine des renforts en artillerie. Le ministre de la Marine prescrit, le 12 août, aux divers ports de guerre, d'expédier à Metz et à Strasbourg 100 pièces de 16 centimètres et 28 de 19 centimètres avec leur armement et un approvisionnement de 250 projectiles pour chacune d’elles. Le 31 août, le général Frébault, directeur de l’artillerie au Ministère de la Marine, ordonne un nouvel envoi de 100 pièces de 16, avec la même quantité de munitions. En outre, 20 pièces de campagne et de montagne sont aussi expédiées par divers arsenaux de la marine.

Strasbourg et Metz étant investis avant d'avoir reçu les canons, le général Frébault ordonne l’envoi de ces pièces à Paris. Le regroupement de ces pièces permet un renforcement significatif des défenses parisiennes. Seulement 17 pièces de 16 ne peuvent pas rejoindre Paris avant l’investissement.

La Marine va fournir et servir plus de 210 pièces :

1 canon de 24 centimètres «La Valérie», issu du polygone de tir de Vincennes et transféré au fort du Mont Valérien ;
28 canons de 19 centimètres ;
183 canons de 16 centimètres.

Six forts sur les quinze de la première ceinture parisienne : Romainville, Noisy, Rosny, Ivry, Bicêtre, Montrouge et les deux batteries de Saint-Ouen et de Montmartre, sont confiés exclusivement à la Marine. Les forts du Mont Valérien et de Nogent en reçoivent des détachements. Cela permet de libérer des artilleurs pour le service des batteries de campagne.

Les forts “de la Marine” forment deux commandements supérieurs :

- commandement supérieur des forts de l’Est : Romainville, Noisy et Rosny, composent la première subdivision sous les ordres du contre-amiral Saisset, dont le quartier général est installé au fort de Noisy ;

- commandement supérieur des forts du Sud : Ivry, Bicêtre et Montrouge, composent la deuxième subdivision sous les ordres du contre-amiral Pothuau, dont le quartier général est installé au fort de Bicêtre.

Le 9 août, 1 300 artilleurs de la Marine, armant huit batteries à pied (1°, 2°, 16°, 17°, 18°, 19°, 23° et 27°), sont appelés à Paris.
Des 4 batteries montées affectées au 12° corps d’armée de l’armée de Chalons, seule la 15° batterie (de 12), qui n'a pas pu rejoindre à temps le 12° corps, rétrograde de Mézières sur Paris avec le 13° corps, auquel elle reste affectée.

Les batteries à pied arrivent à Paris à la fin d'août et début septembre. Elles sont aussitôt affectées dans les forts et sur l'enceinte. Courant septembre, cinq nouvelles unités à pied de la marine sont créées à Paris au moyen des ressources que fournissent les évadés de Sedan, les anciens militaires et les engagés volontaires. Ces batteries, 1° bis, 2° bis, 11° bis, 13° bis et 15° bis sont affectées aux forts et aux secteurs. Grâce à des attelages fournis par le train d'artillerie, les 11° et 12° batteries montées sont reconstituées. Les 1° et 2° à pied sont transformées en batteries montées, ce qui donne quatre nouvelles batteries de campagne.

Pour la garnison de Paris, le régiment d’artillerie de la Marine fournit en définitive 1 900 artilleurs pour le service de 16 batteries dont 11 à pied et 5 montées. En tout, la Marine, pour le service de l’artillerie, fournit environ 3 200 artilleurs.

D’autre part, la flottille de la Seine est armée avec 560 marins et 33 pièces d’artillerie.

A bientôt pour d'autres compléments.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
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colonel Du Pin


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MessagePosté le: Dim 17 Sep - 10:46 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour à tous,

Vu sur le site de Bertrand Malvaux, cette belle giberne d'artillerie de marine du second Empire.


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RSCHERER


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MessagePosté le: Lun 18 Sep - 16:10 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine Répondre en citant

Bonjour à tous,

pour le colonel, une petite illustration d'un artilleur de Marine en tenue coloniale (1870) :



Source : Historique de l'artillerie de la Marine par le chef d'escadron Delauney et le capitaine Guittard (1889, imprimerie Dumoulin).

En prime, en ce qui concerne l'artillerie de Marine pendant le conflit de 1870-1871, pour de plus amples renseignements, je me permets de vous conseiller la lecture de l'article suivant (Basart, musée de l'artillerie) :

http://basart.artillerie.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=329

Nota : cet article a été écrit par votre serviteur et a été mis en ligne aujourd'hui même.

Surtout, n'hésitez pas à me faire part de toute remarque, c'est important pour une meilleure connaissance des armées de Napoléon III.

Sur ce, bonne lecture.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:45 (2017)    Sujet du message: Artillerie de Marine

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