Bienvenue sous le Second Empire Index du Forum

Bienvenue sous le Second Empire


 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Bienvenue sous le Second Empire Index du Forum -> CHAPITRE HISTORIQUE -> LE SECOND EMPIRE -> Les troupes et leurs chefs
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Sam 19 Déc - 17:18 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Bonjour,


je me permets de vous adresser cet essai, incomplet, concernant le génie au début du conflit franco-prussien de 1870.


Préambule

 
Le mot « génie » est dérivé du latin « ingenium » signifiant l’intelligence et le talent. Ensuite, ce terme est utilisé pour désigner une invention ingénieuse, voire une ruse. 
  
Au moyen-âge, le terme « engin » désignait les machines de guerre utilisées pour les sièges (trébuchets, béliers, tours…). L’enginier est l’homme de l’art qui maitrise la fabrication et l’utilisation de ces machines « ingénieuses ». Le terme « enginier » donnera les mots ingénieur et ingénierie. 
  
Le génie militaire est l'ensemble des techniques d’attaque et de défense des places, des postes, et de construction des infrastructures nécessaires aux armées au combat. Le terme désigne par extension le corps des troupes de cette arme. Le génie militaire peut donc accomplir une grande variété de tâches dont des fortifications, constructions ou réparations de routes, de ponts, de voies de chemins de fer ou toute infrastructure de transport, pose ou destruction de champs de mines, etc. De manière plus générale, il doit permettre ou faciliter le mouvement ou le soutien aux forces armées et gêner le mouvement des forces ennemies. 
  
Durant la guerre de 1870, l’arme du Génie n’a pas eu beaucoup l’occasion de s’illustrer. Les principales batailles se sont déroulées en pleine campagne. Si les allemands ont effectués plusieurs sièges de places fortes, dont notamment Paris et Metz, ces opérations relèvent plutôt du blocus que de la guerre d siège proprement dite pour laquelle le Génie est préparé. 
  
  
Les sapeurs télégraphistes 
  
La transmission de l'information a toujours été un besoin militaire. Les premiers télégraphistes engagés dans des conflits ont été ceux de l'administration du télégraphe Chappe, avec en particulier ceux ayant œuvré lors de la Guerre de Crimée. Le télégraphe électrique a pris la suite du télégraphe optique, suivi ensuite de la téléphonie. 
  
La commission présidée par le maréchal Niel, qui est chargée d’étudier une réforme de l’armée après les déboires de la campagne du Mexique, fait adopter la création d’un service télégraphique aux armées qui sera engagé pour la campagne de 1870. 
  
Cette unité est la 2° compagnie de sapeurs-télégraphistes du 1° régiment du Génie. Elle est affectée à la réserve d’armée. Elle sera capturée à Metz. 

Les sapeurs des chemins de fer


L'origine des unités de Sapeurs des Chemins de Fer se situe dans les dernières années  du Second Empire. La rapidité avec laquelle l'armée française a pu être expédiée au-delà des Alpes en 1859 prouvait l'utilité des voies ferrées. L'exemple de la guerre de Sécession retient toute l'attention des militaires français et prussiens. 
Le gouvernement français étudie alors le tracé qu'il convient d'adopter pour le réseau national des voies ferrées, de façon à concilier les intérêts économiques avec les impératifs de la stratégie offensive et défensive. Au mois d'avril 1866, l'Empereur demande à son ministre de la Guerre de lui soumettre un projet des travaux les plus urgents à faire pour la défense du territoire. Le 1° juillet 1868, trois compagnies sont affectées aux travaux de chemins de fer de campagne. Le 2 mars 1869, il est décidé au sujet de ces trois compagnies que « le cadre sur le pied de guerre sera constamment au complet ». 
L'Empereur institue le 24 mars 1869 une « Commission Centrale des Chemins de Fer », mais il se heurte au refus du corps législatif de débloquer des crédits pour l'armée et la création d'un corps permanent militaire pour le service des chemins de fer de campagne. A la déclaration de la guerre avec la Prusse et ses alliés, l'Empereur décide de créer, par un décret du 22 juillet 1870, trois jours après la déclaration de guerre, ce corps dédié aux chemins de fer. Il le place sous les ordres du Commandant du Génie des Armées. Il se compose de quatre sections de chemins de fer de campagne. Ces sections, dotées de matériel spécifique pour effectuer des travaux voies ferrées, sont regroupées dans les 1° compagnies des 1° et 3° régiments du Génie. 

 
Organisation du Génie en 1870

 
L’organisation du corps du Génie est réglementée par l’ordonnance du 8 septembre 1841,  par les décrets des 20 mars 1861, 17 février 1864 et 15 novembre 1865. Le corps du Génie est essentiellement constitué de trois régiments :  
  
Le Génie comprend sur le pied de paix 3 régiments à 17 compagnies : 2 de mineurs (n° 1 et 2), 14 de sapeurs (n° 1 à 14) et une de sapeurs conducteurs. Cette dernière est destinée à conduire les équipages. Par décret du 14 juillet 1870, le Génie est organisé sur pied de guerre, conformément à l’ordonnance du 8 septembre 1841, c'est-à-dire avec 18 compagnies actives et 4 compagnies de dépôt par régiment. Cette organisation n’a pu se mettre en place totalement. Le 21 aout 1871, un décret augmente de 2 compagnies de sapeurs (17° et 18°) les 2° et 3° régiments. Le 3 septembre, un nouveau décret autorise la création de 2 nouvelles compagnies par régiment.  
  
Le service du génie comprend aussi le Dépôt des fortifications situé à Paris commandé par le lieutenant-colonel Segretain. Cet organisme réunit tous les mémoires, plans, cartes, atlas et autres objets provenant des travaux du corps du génie relatifs aux places de guerre françaises, aux établissements militaires et à la défense des frontières. Il est chargé aussi de la conservation et de l'entretien des plans-reliefs et ses officiers exécutaient chaque année des tournées secrètes à l'étranger pour relever les travaux de défense dans les diverses contrées d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Asie...). 

Territorialement, le territoire est subdivisé en 28 "directions" des fortifications (24 en métropole, 3 en d'Algérie et 1 aux colonies). 
  
Il faut mentionner les 4 compagnies indigènes d'ouvriers du génie créées par décret le 4 avril 1860 pour servir aux colonies, essentiellement au Sénégal et en Cochinchine. 
  
Au niveau de l’état-major impérial, c’est le général Coffinières de Nordeck qui est responsable du Génie.  
  
Le 1° régiment
  • Metz : colonel Merlin
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs (capitaine Flambard) : Metz et une demi-section à Verdun
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs (capitaine Michelet) : réserve du 1° corps d’armée
  • 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer (capitaine Richard) : 1° section à la réserve du 3° corps d’armée et 2° section à la réserve du 1° corps d’armée
  • 2° compagnie de sapeurs-télégraphistes (capitaine Philippe) : Metz
  • 3° compagnie (capitaine Delaporte) : 1° division du 1° corps d’armée
  • 4° compagnie (capitaine Demougeot) : 2° division du 2° corps d’armée puis réserve du 3° corps d’armée
  • 5° compagnie (capitaine De Rive) : Algérie
  • 6° compagnie (capitaine Peltier) : Algérie puis 1° division du 3° corps d’armée
  • 7° compagnie (capitaine Bienaymé) : Rome puis 2° division du 12° corps d’armée
  • 8° compagnie (capitaine Schwaab) : 2° division du 1° corps d’armée
  • 9° compagnie (capitaine Gallois) : 3° division du 1° corps d’armée
  • 10° compagnie (capitaine Marsal) : 2° division du 3° corps d’armée
  • 11° compagnie (capitaine Brouillard) : 3° division du 3° corps d’armée
  • 12° compagnie (capitaine Tartrat) : 4° division du 3° corps d’armée
  • 13° compagnie (capitaine Leblanc) : 4° division du 1° corps d’armée
  • 14° compagnie (capitaine Lussan) : Metz
  • 15° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Deneux puis capitaine Schwartz) : Metz
  • 16° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Picavet) : Metz
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • 1° compagnie dépôt (capitaine Keller) : Metz
  • 2° compagnie dépôt capitaine Vouaux) : Metz
  
Nota : après la guerre de 1870-1871, le 1° Régiment du génie est regroupé à Versailles et occupera la caserne des Petites Ecuries jusqu'à la guerre de 1914. 

Le 2° régiment
  • Montpellier : colonel Teissier
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs : Lyon (puis au 12 septembre Belfort et Besançon)
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs : réserve du 4° corps d’armée
  • 1° compagnie : 1° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 2° compagnie (capitaine Charret) : 1° division du 7° corps armée
  • 3° compagnie : Algérie puis 2° division du 7° corps armée
  • 4° compagnie : 3° division du 7° corps armée
  • 5° compagnie : réserve du 5° corps d’armée
  • 6° compagnie : 1° division du 5° corps armée
  • 7° compagnie : Algérie
  • 8° compagnie : 2° division du 5° corps armée
  • 9° compagnie : 1° division du 4° corps armée
  • 10° compagnie : 2° division du 4° corps armée
  • 11° compagnie : armée de Chalons
  • 12° compagnie : réserve du 7° corps d’armée
  • 13° compagnie : 3° division du 4° corps armée
  • 14° compagnie : 3° division du 5° corps armée
  • 15° compagnie (formée en aout 1870) : 2° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 16° compagnie (formée en aout 1870, capitaine Dorp) : 1° et 2° divisions du 14° corps d’armée (Paris)
  • 17° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • 18° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • Compagnie dépôt : Montpellier
  
Le 3° régiment
  • Arras : colonel Bressonnet
  • 1° compagnie de sapeurs-mineurs : 12° corps d’armée ?
  • 2° compagnie de sapeurs-mineurs : Paris (service des fortifications)
  • 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer : réserve de Génie de l’armée
  • 2° compagnie : réserve du 2° corps d’armée
  • 3° compagnie : 1° division du 6° corps armée
  • 4° compagnie : 2° division du 6° corps armée
  • 5° compagnie : réserve de corps d’armée (6° ou 12°)
  • 6° compagnie : 12° corps d’armée ?
  • 7° compagnie : 3° division du 6° corps armée
  • 8° compagnie (capitaine Richard) : 1° division de la Garde Impériale
  • 9° compagnie : 1° division du 2° corps armée
  • 10° compagnie : 2° division de la Garde Impériale
  • 11° compagnie : 4° division du 6° corps armée
  • 12° compagnie : 2° division du 2° corps armée
  • 13° compagnie : 3° division du 2° corps armée
  • 14° compagnie : 12° corps d’armée ?
  • 15° compagnie : 3° division du 13° corps d’armée (Paris)
  • 16° compagnie : 3° division et réserve du 14° corps d’armée (Paris)
  • 17° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • 18° compagnie (formée en aout 1870) : défense de Paris
  • Compagnie de sapeurs-conducteurs : détachements dans divers corps d’armée
  • Compagnie dépôt :
  
Nota : une compagnie (n° ?) pour la réserve du 6° corps d’armée et trois compagnies (n° ?) pour le 12° corps d’armée. 
  
Du 9 septembre au 5 novembre 1870, le dépôt de guerre est transféré à Lyon, puis du 7 novembre 1870 au 16 mars 1871 à Bordeaux 
  
                        
Autres unités


Ÿ         Compagnie d’ouvriers du Génie : Metz (capitaine Ribes) 
Ÿ         Brigade topographique (capitaine Wagner) 
Ÿ         Parc du Génie (Versailles) 

 

 
Les établissements du Génie
  
Ÿ         L’arsenal de construction du Génie à Metz (colonel Rémond) 
Ÿ         Ecole régimentaire de Metz (chef de bataillon Lhotte) 
Ÿ         Ecole régimentaire d’Arras (chef de bataillon Guyot) 
Ÿ         Ecole régimentaire de Montpellier (chef de bataillon Heydt) 
Ÿ         Ecole impériale d’application de l’artillerie et du Génie de Metz : les élèves de cette école sont tous issus de l’école polytechnique. Ils sont destinés à devenir officiers des services de l’artillerie et du Génie pour l’armée de Terre et officiers d’artillerie pour la Marine. 
  
Je suis preneur de toute modification, correction et ajout pour améliorer la connaissance du Génie en 1870. 

 
Je posterai prochainement une suite avec une liste des troupes du Génie par corps d'armée. 

 
Ce sujet n'est qu'une ébauche et toute intervention sera donc la bienvenue.  

_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
colonel Du Pin


Hors ligne

Inscrit le: 30 Oct 2012
Messages: 1 228
Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Sam 19 Déc - 17:56 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour Rémy,

Voilà enfin un sujet sur le génie militaire sous le second Empire que nous attendions depuis un moment ! merci de nous faire partager vos grandes connaissances en la matière ...

Pour imager votre texte, une cdv d'un chef de bataillon décoré de la LH



Revenir en haut
colonel Du Pin


Hors ligne

Inscrit le: 30 Oct 2012
Messages: 1 228
Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 18:25 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Un autre chef de bataillon du génie en 1864, François-Henri-Jean-Baptiste-Emile LACHAUD DE LOQUEYSSIE ( 1815-1874) : chevalier de la LH par décret du 23 Mars 1851, puis officier par décret du 17 Août 1864.


Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 18:49 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour,


je remercie le colonel pur ses splendides illustrations.


Voici une image d'Epinal concernant les troupes du Génie de la Garde Impériale :


 



Merci encore Colonel.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
Aymard de Foucauld


Hors ligne

Inscrit le: 12 Mai 2012
Messages: 117

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 19:12 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant


_________________
Hardi ma lys

Puebla - 5 mai 1862 - Le jour où est née la nation mexicaine, publié par L'Harmattan, signé par Emmanuel Dufour est disponible...
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
colonel Du Pin


Hors ligne

Inscrit le: 30 Oct 2012
Messages: 1 228
Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Mar 22 Déc - 18:10 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Sur la cdv on peut lire : le lieutenant-colonel PICOLET, chef du génie à Montpellier en Novembre 1862.
je n'ai rien trouvé sur ce nom là malgré le port de la Légion d'Honneur (erreur d'orthographe, rayé de la liste des légionnaires ???).


Revenir en haut
colonel Du Pin


Hors ligne

Inscrit le: 30 Oct 2012
Messages: 1 228
Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Mar 22 Déc - 18:48 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Alphonse MALLET (1823-1897) capitaine d'Etat-major de 1ère classe du génie.
Il porte la croix de chevalier de la LH par décret du 25 Juin 1859 et la médaille commémorative de la campagne d'Italie.
Il est de retour d'une mission en Italie, accompagnant le général inspecteur du génie du corps d'occupation, du 15 Septembre au 1er Novembre 1862.
Il finira chef de bataillon avec la croix d'officier de la LH (1872) et la médaille de chevalier de l'ordre de Pie (15 Novembre 1862).


Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Jeu 24 Déc - 08:31 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,


un remerciement en particulier au colonel pour ses illustrations.

Nota : le lieutenant Marc Antoine Picolet est lieutenant colonel depuis le 9 avril 1860.

Pour revenir au texte précédemment posté, en ce qui concerne la 1° compagnie de sapeurs mineurs du 1° régiment du Génie, le détachement affecté à la citadelle de Verdun était commandé par le sous-lieutenant Delort.


Sur ce, bonnes fêtes.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Lun 28 Déc - 11:56 (2015)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,


voici un complément sur les commandants de compagnie :

- 2° régiment

Les capitaines en premiers sont : Daveluy, Glises, Guntz, Lambert, Stein (en Algérie), Monchablon, Garnier, Bizard, Charret, Bévière (au camp de Sathonay), Rispal, Lenoir (en Algérie), De la Taille, Béral, Breton, Tannier et Haxo.


- 3° régiment 

Les capitaines en premiers sont : Belfort, Fontaine, Guérin (au camp de Châlons),  Belmer (en Algérie), Malet, Duboys, Richard, Baylac (en Algérie), Olier, Viez, Mourot (au camp de Châlons), Bonnal, Bodin, Audier, Dardaine,  Bossy et Fritsch dit Lang (en Algérie). 

 Malheureusement, je n'ai pas encore trouvé les affectations correspondantes aux compagnies. 
 
 
 
Bonnes fêtes 
 
 
 
 
 

_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Dim 10 Jan - 09:37 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,


voici un complément à cet article concernant les troupes du Génie de la Garde Impériale.


A la création de la Garde Impériale par décret du 1° mai 1854, elle est dotée d’une compagnie du Génie. Une seconde est créée en 1855 ce qui permet la formation d’une division du Génie de la Garde. Elle comprend environ 300 hommes. En 1855, son encadrement est le suivant :
 
Commandant division : capitaine Moréal de Brévans
 
1° compagnie : capitaine Barrage
2° compagnie : capitaine Pélissier-Tanon
 

La 1° compagnie du Génie est formée avec l’appoint de 25 sapeurs et mineurs de 1° classe par chacun des 3 régiments du Génie.   
 
  
 
Par mesure d'économie budgétaire, la "division" du génie de la Garde impériale, à 2 compagnies de sapeurs, est dissoute en 1865.  
 
  
 
Ensuite, le génie de la Garde est assuré par les troupes du 3° régiment du Génie de la ligne. En 1870, la Garde, commandée par le général Bourbaki, a comme commandant du Génie le colonel Bressonet avec : 
 
  
 
Ÿ         Pour la 1° division (général Deligny) : 8° compagnie du 3° régiment du Génie. 
 
Ÿ         Pour la 2° division (général Picard) : 10° compagnie du 3° régiment du Génie. 
 
  
 
A priori, le régiment des lanciers de la Garde, des cuirassiers de la Garde et des dragons de la Garde sont dotés de 12 sapeurs, commandés par un brigadier. 
 
 
 
Pour ce dernier point, je n'ai pas d'absolues certitudes et des réponses de spécialistes pour la cavalerie seront les bienvenues. 
 
 
 
Bonne année à tous. 
 
 
 

_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
Djedj


Hors ligne

Inscrit le: 09 Déc 2012
Messages: 74

MessagePosté le: Dim 17 Jan - 21:55 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

RSCHERER a écrit:
Bonjour à tous,

A priori, le régiment des lanciers de la Garde, des cuirassiers de la Garde et des dragons de la Garde sont dotés de 12 sapeurs, commandés par un brigadier. 
 
Pour ce dernier point, je n'ai pas d'absolues certitudes et des réponses de spécialistes pour la cavalerie seront les bienvenues. 


Bonsoir,
A priori les pelotons de Sapeurs ont été supprimés dans les régiments de Cavalerie de la Garde avant la guerre de 1870.

Sans avoir de données exhaustives, l'examen de certains Registres Matricules semble montrer que les Sapeurs et Caporaux-Sapeurs ont été sortis du PHR et reversés aux Escadrons autour du 25/27 Novembre 1869.

Cdlt,
Jérôme
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Lun 18 Jan - 17:07 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,


merci à Jérôme pour sa contribution qui m'est fort utile. En effet, vous avez raison pour ces pelotons du Génie affectés aux divisions de cavalerie.

Sur ce, je continue le sujet avec les affectations par corps d'armée en 1870. Voici les informations pour les 4 premiers corps d'armée.

Lors de la mobilisation, les régiments fournissent une compagnie à chaque division d’infanterie constituée ainsi qu’une autre pour la réserve de chaque corps d’armée.
 
1° corps d’armée : maréchal de Mac Mahon, blessé, puis général Ducrot
 
Ÿ         1° division (général Ducrot puis général Wolff) : 3° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         2° division (général Douay, tué le 4 aout 1870, puis général Pelle) : 8° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         3° division (général Raoult, tué le 6 aout 1870, puis général L’Heriller) : 9° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         4° division (général De Lartigue) : 13° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         Réserve de corps d’armée : 2° compagnie de mineurs du 1° régiment du Génie, 2° section de la 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer du 1° régiment du Génie
  
2° corps d’armée : général Frossard (commandant du Génie : général de brigade Dubost) 
Ÿ         1° division (général Bergé) : 9° compagnie du 3° régiment du Génie
Ÿ         2° division (général Bataille) : 12° compagnie du 3° régiment du Génie
Ÿ         3° division (général De Laveaucoupet) : 13° compagnie du 3° régiment du Génie
Ÿ         Réserve de corps d’armée : 2° compagnie du 3° régiment du Génie, détachements de sapeurs-conducteurs des 1° et 3° régiments du Génie


3° corps d’armée : maréchal Bazaine
 
Ÿ         1° division (général Montaudon) : 6° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         2° division (général De Castagny) : 10° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         3° division (général Metman) : 11° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         4° division (général Decaen) : 12° compagnie du 1° régiment du Génie
Ÿ         Réserve de corps d’armée : 4° compagnie du 1° régiment du Génie, 1° section de la 1° compagnie de sapeurs des chemins de fer du 1° régiment du Génie


4° corps d’armée : général Ladmirault (commandant du Génie : général de brigade Prudon)
 
Ÿ         1° division (général De Cissey) : 9° compagnie du 2° régiment du Génie
Ÿ         2° division (général Rose) : 10° compagnie du 2° régiment du Génie
Ÿ         3° division (général De Lorencez) : 13° compagnie du 2° régiment du Génie

Ÿ         Réserve de corps d’armée : 2° compagnie de sapeurs-mineurs du 2° régiment du Génie


 
N'hésitez pas à relever toute anomalie. Toute observation et correction seront les bienvenues. Merci d'avance et à bientôt pour la suite.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Mar 2 Fév - 12:40 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,


voici la suite concernant le Génie dans les corps de troupes au déclenchement de la guerre de 1870 : 



5° corps d’armée : général De Failly 
 
  
 
Ÿ         1° division (général Goze) : 6° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général De Labadie) : 8° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         3° division (général Guyot de Lespart) : 14° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         Réserve de corps d’armée : 5° compagnie et demi-compagnie de sapeurs du 2° régiment du Génie 
 
6° corps d’armée : maréchal Canrobert 
 
  
 
Ÿ         1° division (général Tixier) : 3° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général Bisson) : 4° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         3° division (général La Font de Villiers) : 7° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         4° division (général Levassor-Sorval) : 11° compagnie du 3° régiment du Génie (restée à Metz) 
 
Ÿ         Réserve de corps d’armée : une compagnie du 3° régiment du Génie 
 
7° corps d’armée : général Douay 
 
  
 
Ÿ         1° division (général Conseil-Dumesnil) : 2° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général Liebert) : 3° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         3° division (général Dumont) : 4° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         Réserve de corps d’armée : 12° compagnie du 2° régiment du Génie et demi-compagnie de sapeurs du 1° régiment du Génie 
 
12° corps d’armée : général Lebrun (commandant du Génie : général ?) 
 
  
 
Ÿ         1° division (général Grandchamp) : une compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général Lacretelle) : 7° compagnie du 1° régiment du Génie 
 
Ÿ         3° division (général De Vassoigne) : une compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         Réserve de corps d’armée : une compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Garde Impériale : général Bourbaki (commandant du Génie : colonel Bressonet) 
 
  
 
Ÿ         1° division (général Deligny) : 8° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général Picard) : 10° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
  
 
Nota : par mesure d'économie budgétaire, la "division" du génie de la Garde impériale (à 2 compagnies de sapeurs), qui existait depuis mai 1854, a été dissoute en 1865. Ensuite, ce sont des compagnies du 3° régiment qui sont affectées à la Garde. 
 
  
 
Pour l’armée du Rhin : réserve générale du Génie (colonel Rémond) 
 
  
 
Ÿ         2° compagnie de sapeurs-télégraphistes du 1° régiment du Génie ; 
 
Ÿ         1° compagnie de sapeurs des chemins de fer du 3° régiment du Génie ; 
 
Ÿ         Compagnie des voies ferrées du 3° régiment du Génie. 
 
  
 
Le Génie à Paris A Paris, le Génie est dirigé par le général Chabaud la Tour.

  
 
Après les revers des armées françaises, la place de Paris n’avait à sa disposition que les 1°, 15°, 16° compagnies de sapeurs du 2° régiment, la 2° compagnie de sapeurs-mineurs et les 15°, 16° compagnies de sapeurs du 3° régiment. 
 
  
 
Grâce au décret du 21 aout 1870, deux nouvelles compagnies (17° et 18°) sont formées par les 2° et 3° régiments du Génie. Le 2° régiment formera aussi une 18° bis compagnie e 25 octobre 1870. 
 
  
 
Elles serviront en majorité à doter les 13° et 14° corps d’armée. 
 
  
 
Pour le 13° corps d’armée du général Vinoy :  
 
  
 
Ÿ         1° division (général D’Exéa) : 1 compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         2° division (général De Maud’Huy) : 15° compagnie du 2° régiment du Génie 
 
Ÿ         3° division (général Blanchard) : 15° compagnie du 3° régiment du Génie 
 
Ÿ         Réserve de corps d’armée : ? 
 
  
 
  
 
D’autre part pour le 14° corps d’armée, les deux sections de la 16° compagnie du 2° régiment sont affectées respectivement à la 1° division et à la 2° division du 14° corps, les deux sections de la 16° du 3° régiment le sont à la 3° division et au quartier général du même corps d'armée. 
 
  
 
Les 17° et 18° compagnies de sapeurs du 2° régiment, les 2° (mineurs), 17° (sapeurs) et 18° (sapeurs) du 3° régiment sont réservées pour le service des forts de l’enceinte de Paris. 
 
  
 
Ceci n'étant qu'un essai, je suis preneur de toute modification pour étoffer ce sujet, merci d'avance.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
colonel Du Pin


Hors ligne

Inscrit le: 30 Oct 2012
Messages: 1 228
Localisation: Bordeaux

MessagePosté le: Ven 5 Fév - 19:38 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour Rémy,

dans le Tome 1 sur la "campagne d'Italie de 1859" du baron de Bazancourt, il y a un article sur les soldats du Génie du général Frossard :

Construction d'un pont de bateaux :

"Un équipage de pont comprend environ 75 voitures ou haquets, chargés de 32 bateaux, 2 nacelles, avec toutes les poutrelles, madriers, etc ..., et apprêts nécessaires au pontage.
Un semblable équipage est servi par deux compagnies de pontonniers et deux compagnies de conducteurs.
On construit les ponts, soit par bateaux successifs, soit par portières (on appelle portière la réunion de deux ou plusieurs bateaux déjà pontés). La première méthode a été pratiquée à tous les ponts de l'armée active, Palestro, Turbigo, Buffalora, Cassano, etc ...; la seconde a été employée avec les bateaux de commerce au pont de Casal Maggiore.

Pour jeter un pont par bateaux successifs, on construit d'abord les culées qui consistent en des lambourdes servant de supports aux poutrelles sur la rive, comme les bateaux servent de support dans l'eau. Un premier bateau est amené, on y attache cinq poutrelles que l'on fixe également sur la culée; on le pousse jusqu'à ce qu'il ait atteint la place qu'il doit occuper, et on le fixe par des ancres.
On couvre alors les poutrelles avec des madriers, et on amène un second bateau, pour lequel on fait comme pour le premier, en attachant les cinq poutrelles du second bateau contre celles du premier, et ainsi de suite, jusqu'au dernier bateau qui sert, avec la culée d'arrivée, de support aux poutrelles du bout du pont.
La construction par portières s'exécute de même que les bateaux, avec le soin de relier deux portières voisines par des poutrelles bien brelées et de compléter entre elles le tablier."

cordialement
Revenir en haut
RSCHERER


Hors ligne

Inscrit le: 03 Déc 2014
Messages: 188
Localisation: Néfiach

MessagePosté le: Sam 6 Fév - 19:04 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870 Répondre en citant

Bonjour à tous,

merci Colonel de votre contribution.


Ce texte résume parfaitement la construction d'un pont de bateau.

En complément, la 2° compagnie de sapeurs-télégraphistes du 1° régiment (capitaine Philippe), casernée à Metz, est mise sur pied de guerre à la mobilisation en 1870. Elle perçoit du matériel de transmissions et complète son effectif avec des télégraphistes mobilisés. L'action de cette unité sera réduite à néant avec le siège de Metz.
_________________
Cordialement

Rémy SCHERER
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:50 (2016)    Sujet du message: LE GENIE DE L'ARMEE IMPERIALE EN 1870

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Bienvenue sous le Second Empire Index du Forum -> CHAPITRE HISTORIQUE -> LE SECOND EMPIRE -> Les troupes et leurs chefs Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com